CONCLUSIONS
1. — Les troubles urinaires sont fréquents au cours du cancer du rectum: ils sont souvent relatés dans les observalions de tous les auteurs.
ILest probable que, comme phénomènes terminaux, ils sont encore plus fréquents qu'on ne les a signalés, dissimulés qu'ils sont par la cachexie et l’état lamentable de pareils malades.
IT. — Si les uns sont légers et transitoires (dysurie, rétention), d'autres sont d'un pronostic plus réservé (fistule, cvstte): d'autres enfin ont une évolution fatale et viennent arever la mortalité opératoire (anurie, infection urineuse).
IT. —- Ils peuvent se diviser en deux grandes catégories :
a) Les troubles d'évolution du cancer du rectum;
b) Les complications qui se rattachent à l'opération.
IV. --Les troubles d'évelution peuvent être précoces ei à ce litre intéressants pour le diagnostic d'un cancer du rectum jusque-là resté plus où moins latent. Lorsqu'ils lraduisent l'envahissement des voies urinaires par le néoplasme, ils aggravent singulièrement le pronostic, restreignent le champ de l’opérabilité, ou créent des indications opératoires particulières.
V. —- Les troubles qui se rattachent à l'opération se sublivisent eux-mêmes en deux catégories suivant qu'ils surviennent au cours de l'opération ou à sa suite.
Les premiers consistent en blessures ou réseclions de portions de l'arbre urinaire lurètre, vessie, uretère) el exigent autant que faire se peut une réparation immé-
date. Ils sont relativement rares à côté des seconds.
VI. — Les troubles post-opératoires sont d'une extrênte lréquence. Ils peuvent être légers et passagers ou, au conlraire, durables et graves.
Souvent, 1ls sont Ja conséquence de cathélérismes commandés cux-mêmes par la rélention.
‘Leur traitement est surtout prophylactique el consiste en des soims de tous les instants, doublés d’une asepsie
rigoureuse.
Vurs Le Président de la Thèse, QUE JABOULAY.
Le Doyen, L. HUGOUNENQ VU ET PERMIS D IMPRIMER :
.Lyon, le 6 décembre 1942.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Unioversite,
P. JOUBIN.