‹ Les complications médullaires des leucémiesChapitre 18 sur 33 · LOU AS · texte numérisé non relu

LOU AS

lavements, a de la peine à uriner et ne vide qu’incomplètement sa vessie. Dans ces conditions il entre à hôpital.

En fouillant son passé on relève depuis deux mois au moins des douleurs dorsales irradiées en avant. Ces douleurs sont devenues intenses depuis une quinzaine de jours. Nous apprenons que le malade a été traité un an auparavant pour leucémie et qu’on lui a fait de la radiothérapie profonde. Il a présenté à différentes reprises des gingivorragies et des épistaxis abondantes. Dans les antécédents notons d’autre part une kératite interstitielle à deux ans, un ictère à quinze ans, une bronchite ayant entraîné la réforme.

À l’examen : aux membres inférieurs, tout mouvement actif est impossible et la paralysie est flasque, sans la moindre tendance aux contractures. La sensibilité tactile est conservée mais il y a disparition de la sensibilité douloureuse et thermique ; les réflexes tendineux sont abolis ainsi que les réflexes crémastériens et cutanés plantaires. Pas de réflexes de défense. A l’abdomen les troubles de la sensibilité sont identiques et remontent à 10 centimètres au-dessus de l’ombilic. Les réflexes cutanés abdominaux sont abolis ; rien à signaler aux membres supérieurs et à la face ; du côté des sphincters rétention d'urine totale nécessitant le sondage, constipation opiniâtre.

L’exploration du rachis montre une sensibilité nette à la percussion des apophyses épineuses dorsales moyennes, plus marquée au niveau de D,. La colonne vertébrale est souple.

A l’examen des divers appareils on note : un météorisme abdominal important, une splénomégalie largement palpable. Il n’y a pas d’adénopathies ; des ecchymoses sont provoquées par le moindre choc. La température est normale.

Les jours suivants la paraplégie reste totale et flasque,

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