LA CARRE
ragie, pas d'épistaxis, pas d’ecchymoses. Après quelques jours de repos il reprend son service.
En novembre 1939, le malade présente quelques céphalées et des vomissements.
Au début novembre, il est examiné sur la demande de M. le Docteur Guilleminet : céphalées accompagnées de vomissements. À droite, on note une ébauche de Babinski, du reste discutable. Les céphalées prédominent à gauche. Le pouls est lent à 56. La ponction lombaire ramène un liquide clair dont l'examen montre :
0,8 lyphocytes par mmi,
0,40 040 d'’albumine,
pas de germes à l’examen direct, cultures en cours.
La pression est à 18 au manomètre.
En outre, on constate un œdème papillaire bilatéral, sans autre signe oculaire.
Le 10 novembre 1939 : le laboratoire précise que la culture est stérile.
Le 12 novembre 1939 : le malade est revu, il va mieux, il est plus lucide et souffre moins. Cependant l'ædème papillaire est stationnaire, le pouls à 60. On fait une injection intraveineuse de 10 cc. d’eau distillée.
Le 16 novembre 1929 : l’état du malade s’est aggravé après une deuxième ponction lombaire où on aurait trouvé une hypotension aiguë. On continue les injections d'eau distillée commencées le 12 novembre. Le blessé est prostré, ses céphalées sont devenues violentes.
A l'examen, on est frappé par un amaigrissement rapide. La nuque est raide, le réflexe plantaire droit est en extension. On constate en outre une légère dilatation pupillaire où le réflexe est net. La température est à 39°, le pouls à 100.
On soupçonne un hématome sous-dural et on décide d'intervenir.
Intervention le 16 novembre 1939. — L’exploration de la région temporale droite ne montre ni hématome ni méningite séreuse. Le cerveau est turgescent, mais sans œdème. L’exploration occipitale gauche révèle le même aspect. On recherche la corne occipitale gauche, mais en vain. On décide alors de faire une ponction lombaire sur la table d'opération : elle ramène un liquide louche.
Dagénan : 1 comprimé toutes les 3 heures.
Deux injections journalières intraveineuses d’urotropine.
Le 17 novembre 1939. —— Réponse du laboratoire après examen de la ponction lombaire :
Liquide louche : plus de 500 éléments au mm.
Formule : polynucléaires peu altérés, 74 ; leucocytes mononucléaires, 5; cellules endothéliales, 21.
Bactériologie : pas de germes à l’examen direct, pas de B. K.
Chimie : albumine, 0,90 0.
La température est tombée à 37°4, le pouls à 55.
On fait une injection intraveineuse d’urotropine.
Le 18 novembre 1939. — Réponse de la culture :
Cultures stériles sur gélose ordinaire et sur gélose à l’albumine d’œuf.
On donne 5 comprimés de Dagénan et lon continue l’urotropine.
Les 20 et 21 novembre 1939 : 4 comprimés de Dagénan.
Les 22 et 23 novembre 1939 : 2 comprimés de Dagénan.
Jusqu'à cette date il a été fait chaque jour une injection intraveineuse d’urotropine. Depuis le 21, la température est normale, le pouls autour de 70.
SNS
Le 24 novembre on enlève les fils, le malade est complètement guéri.
Il a recu en tout huit piqûres d’urotropine.
Il a pris vingt-six comprimés de Dagénan.