ROUE VIE
Le 28 : la température monte en flèche à 39°, le pouls variant entre 80 et 88.
Les phénomènes de réaction méningée sont de plus en plus caractérisés, mais l’enfant est bien éveillé.
Le liquide céphalo-rachidien est aujourd’hui plus trouble qu'il n’est sanglant.
L'examen microscopique montre, à côté des hématies, toujours présentes, des leucocytes, maintenant très rares; la réaction cellulaire est pratiquement inexistante, en revanche les germes sont excessivement nombreux : l'aspect est celui d’un bouillon de culture. Coloration et culture confirment le diagnostic bactériologique. Rubiazol, 20 cc.
Le 28 : température à 39°7, raideur de la nuque extrêmement accusée, pouls à 90, faible. On ne peut mettre en évidence l’état de la réflectivité. Le liquide céphalorachidien est sanglant et moiré. T. 37, en position couchée. Rubiazol, 20 cc.
Le 30 : la température diminue, elle tombe à 38° dans la soirée, mais l’état général parait sérieusement atteint, le teint devient cireux, les yeux cernés. La nuque est complètement empalée, cependant la lucidité est encore conservée, et pour la première fois depuis l’accident, l'enfant semble reconnaître ses parents, il leur parle, mais de facon tout à fait incohérente, en subdélire; le pouls est à 128. Rubiazol, 20 cc.
Le 31 : la température reste au-dessous de 39°, pouls 140, la nuque est empalée, le Kœrnig extrêmement marqué, l'enfant de plus en plus pâle, les yeux enfoncés dans l'orbite, paraît mourant, et il faut lutter contre la famille qui désire l’emmener. Le tégument, les sclérotiques sont fortement teintés en jaune.
Le liquide céphalo-rachidien, franchement jaune, est d'aspect plus trouble, avec quelques petits flocons en suspension. L'examen microscopique montre que trou-