‹ Les complications méningées (hémorragies exceptées) dans les traumatismes fermés du crâneChapitre 5 sur 37 · CRETE · texte numérisé non relu

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tout à fait différent de celui que nous voulons traiter.

Si nous parcourons les traités de pathologie chirurgicale déjà anciens et les publications de la même époque, qui se rapportent aux fractures fermées du crâne, on est étonné de voir avec quelle fréquence les différents auteurs ont noté les complications méningées. Toute hyperthermie, toute accélération du pouls. quelques signes de réaction méningée, representaient pour eux la symptomatologie parfois suffisante pour affirmer cette complication.

Mais à mesure que les années ont passé, l'évolution de la chirurgie cranienne, encore accélérée par les observations déduites des traumatismes de la guerre 1914-1918, les progrès de la neuro-chirurgie et l'étude des complications post-opératoires inhérentes à sa pratique permirent de se rendre compte que souvent ces symptômes n'étaient qu'un processus normal. La vérification post-mortem des lésions montra que souvent une hyperthermie dans les jours qui suivaient la fracture, même quelques signes de réaction méningée ne s’accompagnaient pas de lésions anatomo-pathologiques au niveau des méninges. Cette période de réaction, si l'on peut dire, en face du problème des méningites post-traumatiques, fut telle que dans des publications et des ouvrages récents cette complication n'est pas même mentionnée.

Cependant il n'en persiste pas moins que certaines fractures de la base du crâne, dans des conditions anatomiques que nous préciserons plus loin, peuvent s'accompagner de complications méningées et encé-

phalitiques. Toutefois elles sont extrêmement rares :

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sur cent cas de fracliures, P. WERTHEIMER n’en a relevé que quatre; DomiNGo PRAT, dans un ouvrage récent consacré aux traumatismes craniens, estime qu’elles ne se rencontrent que dans 2 à 9 % des cas.

Après avoir envisagé l’étude clinique de ces méningites traumatiques, nous terminerons par un chapitre de thérapeutique intimément liée à la symptomatologie et nous essayerons d’établir un parallèle entre l'étude de cette dernière et les différents traitements qui furent préconisés.

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