‹ Les complications nerveuses de la rougeoleChapitre 33 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les complications nerveuses de la rougeole sont rares, cependant ces dernières années elles ont subi une recrudescence nette.

Elles surviennent d'ordinaire à la fin de l’éruption, au début de la convalescence.

L’intensité de l’éruption ne joue aucun rôle, ni la gravité de la rougeole. |

Les signes cliniques sont très polymorphes; on distingue des formes pures : encéphalitiques, médullaires, méningées et périphériques; et des formes mixtes dont les variétés sont plus ou moïns intriquées.

Le pronostic est plutôt favorable au point de vue mortalité, mais les séquelles sont fréquentes.

L’anatomie pathologique permet de rapprocher les encéphalites de la rougeole de l’encéphalite vaccinale et de les distinguer de l’encéphalite léthargique.

Le liquide céphalo-rachidien présente souvent une réaction lymphocytaire.

Quand à la pathogénie elle est fort discutée; on tend de plus en plus à admettre que les accidents nerveux sont le fait du virus morbilleux lui-même, le mécanisme étant celui d’une réaction allergique. On

ne peut conclure d’une façon certaine en l’absence de preuves bactériologiques.

Le traitement est uniquement symptomatique et anti-infectieux. Le sérum de rougeoleux convalescents a été utilisé parfois avec succès, mais l’expérience n’est pas encore suffisante.

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