‹ Les complications nerveuses de la rougeoleChapitre 32 sur 36 · PRONOSTIC ET TRAITEMENT · texte numérisé non relu

PRONOSTIC ET TRAITEMENT

Dans l’ensemble le pronostic est favorable. La mortalité est d'environ 10 à 15 % (FORD, DAGNELLE) Vu la gravité des signes cliniques ce taux ne paraït pas très élevé. La mort survient surtout dans les formes apoplectiques.

Les séquelles par contre, sont fréquentes: on les trouve dans 40 %, des cas (FORD); ce taux nous parait un peu élevé. Elles surviennent principalement dans les formes hémiplégiques oculaires ou disséminées et consistent en: faiblesse des membres, hémiplégies, amaurose, troubles psychiques allant d’un simple changement de caractère jusqu’à l’idiotie complète, avec tous les stades intermédiaires.

On a signalé des séquelles exceptionnelles telles que un cas de maladie de PARKINSON (CAPALDO en 1932) ou encore des phénomènes rappelant la maladie de LiTTLe (DEBASCH, SPEZAEFUMO et SANTILLANA).

En résumé, si la mort est une éventualité fréquente, le pronostic des complications nerveuses de la rougeole est assombri par la fréquence et quelquefois la grande gravité de séquelles.

Le traitement est celui de toutes les maladies infectieuses; symptomatique il consistera en calmants, antithermiques habituels. Divers auteurs ont recommandé le pyramidon à hautes doses qui agirait presque comme spécifique, mais il ne semble pas que son action soit bien nette.

La médication anti-infectieuse générale est largement utilisée: uroformine, septicémine, salicylate de soude.

L’abcès de fixation a donné parfois de bons résultats.

La tendance actuelle est d'employer une médication spécifique : le sérum ou le sang de rougeoleux convalescents. Il est difficile de se prononcer dès maintenant sur son efficacité. Signalons le malade de l’observation X XIX qui a été amélioré nettement le lendemain d’une injection de 30 cc. de sérum, le résultat le plus probant est la chute immédiate de la température Durourr et REURE ont obtenu un résultat analogue.

Raïisonnant par analogie avec le tétanos, faut-il y associer le chloroforme espérant qu’en déplaçant la toxine morbilleuse et en la mettant en circulation, elle sera plus facilement neutralisée par le sérum ? Ou encore doit-on associer l’uroformine pensant qu’elle servira de véhicule aux antitoxines du sérum leur permettant ainsi d'arriver plus vite au cerveau? C’est une question à résoudre.

Malheureusement la rareté et la difficulté de se procurer le sérum de convalescents n’ont pas permis une expérimentation suffisante pour apprécier les

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effets de cette sérothérapie sur l’évolution de la maladie.

A défaut de sérum de convalescent on peut être autorisé à utiliser le sang d’un adulte normal. PAULIAN et ARICESCO ont employé la radiothérapie profonde qui a paru améliorer un de leurs malades.

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