‹ Les complications septiques des corps étrangers de l'œsophageChapitre 12 sur 15 · RAR RE ES · texte numérisé non relu

RAR RE ES

M. R..., 34 ans se plaint d’une douleur vive au niveau ue de la région sus-sternale, datant de 24 heures. Elle pense 4 À qu'il s’agit d’un os de lapin et fait des efforts de vomis- < sement pour l’enlever.

#2. Œsophagoscopie : rétrécissement inflammatoire dif-

57/00 fus occupant les 3/4 de la lumière, avec œdème blanchàz tre, irrégulièrement bosselé, présence de débris grisâ-

tres qui sont extraits. Présence de deux ulcérations. Is-

sue Fe pus, la lumière dent moins étroite. Les signes AE persistent le lendemain. Le malade crache à deux repr

ses deux cuillerées à café de pus franc. Guérison. ei

Roger ee 72 APE SE RS LEE Ù » - Ve CS 1

Observation n° 3. — Abcès péri-œsophagien.

Mile X.., 29 ans a dégluti à un fragment d’os de côte- : cs g lette. Douleur vive avec sensation d’arrêt, dysphagie pour les solides. Point douloureux spontané sous hyoïdien à. gauche, douleur à la déglutition sans atténuation. Le

. Radio : rien, sauf après descente de la baryte un accrochage d’une parcelle de bouillie à l'endroit douloureux. è | |

Endoscopie ne montre pas de corps étranger, mais

VÉSR quelques débris de viande. Traits tirés, faciès d’infecté, température à 38°. Douleur persistante dans la région cervicale gauche surtout par flexion de la tête à droite.

à Effacement du relief du sterno cleïdo mastoïdien,

Intervention : œsophagotomie externe cervicale. Adhérences entre gaîne viscérale et vasculaire, on tombe sur une petite poche de pus, puis sur le corps étranger qui a transfixé l’œsophage. Suppuration de 20 ie suivic

de guérison.

Observation n° 4. — Médiastinite.

Femme de 21 ans, 8 heures après avoir dégluti un fragment de cure-dent, présenta une violente douleur avec dysphagie intense et nausées associées à une petite expectoration sanguinolente. Œsophagoscopie : extrac-

tion du corps étranger sans remarquer de graves lésions.

Le lendemain état a empiré, emphysème cervical de douleur à la pression, fièvre à à 39°, mais sans signes radio-

re graphiques de médiastinite. | HCFR

Le tableau clinique commande l'intervention (abcès

péri-æsophagien sans perforation nette. Pendant 6 jours,

état très sérieux. On Phie une gastrostomie, 2 trans-

fusions. de sang. La radio avait montré deux Jours après

l'intervention une médiastinite. Guérison. .

. Observation n° es Pyopneumothorax.

Un enfant avale une pièce de monnaie. On temporise

et au bout de 5 jours on va consulter. Radio. Un spé.

cialiste tente une extraction avec une pince sous con-

trôle de la radio, anesthésie générale pendant 1 heure.,

Le malade saigne assez abondamment par la bouche, le

lendemain la température est à 39°2, agitation, dyspnée,

emphysème cellulaire sur la poitrine et le cou. Le surlendemain, pouls à 160, 55 respirations par minute; complication broncho-pulmonaire.

On demande un autre spécialiste. Broncho-œæsopha- FES LE goscopie, la muqueuse de la bouche œsophagienne et du pharynx sont congestionnées, tuméfiées, ulcérées; plus bas dans l’œsophage issue de pus blanc laiteux d’une ample perforation de la paroi droite, la pièce est extraite- Durée de l’opération moins de 10 minutes. L'état reste mauvais, température 1199; vomissements alimentaires purulents, on découvre un pyopneumothorax. Pleurotomie avec résection partielle de la neuvième côte. En fai-

sant absorber au malade une solution de bleu de méthy-

de a pla

LA? pou

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en

| Observation n° 6. — Congestion. pulmonaire. e

e TEE VE

Femme de 35 ans traitée depuis plusieurs mois par sondes pour un rétrécissement de l'æsophage. Troubles | de plus en plus graves. Œsophagoscopie, paroi érosive saignant facilement, pas de fièvre, douleur transfixiante, : au bout d’un mois, température à 38°, mêmes douleurs, se toux quinteuse. Quelques jours plus tard épisode pulmonaire, avec signes généraux intenses, entrée à l’hôpital ;

et mort le lendemain.

Autopsie, congestion pulmonaire bilatérale, inflamma- x 4 tion diffuse de l’œsophage, avec hyperhémie très mar- ER quée sans perforation. A la face postérieure de l’'œso- 4

phage, fausses membranes et abcès de Ja grosseur d’une noix. 5 = nee

Observation n° 7. — Abcès putride pulmonaire.

. Femme de 34 ans traitée par sondes. Dysphagie augmente depuis 3 semaines, dyspnée et toux, température 37°8-38°. Œsophagoscopie. Muqueuse congestionnée, érosive, inflammation diffuse, 1 mois après, épisode pulmonaire, 15 jours après abcès putride avec expectoration fétide du type gangréneux, température à 39° état général très atteint, expectoration abondante.

Radio : image cavitaire de la grosseur d’une noix

dans le lobe supérieur droit, pas de médiastinite.

. visite de le 10

e plant de “dysphagie datant de 5 à l'hôpital, il entre

ds

ee. qu “ a impression que les aliments

il a beaucoup maigri.

on Signes physiques : ) palpation du cou ne montre ; rien, pas d'augmentation du corps thyroïde, pas de gan-

glions. Rien au point de vue cardiaque. Pouls à 70, T. A. (14 7.

Signes généraux ë température à l’entrée 37°3.

Examende-sang2 BW x

Hecht. — — — =

Examen d'urine. Négatif.

Le malade est envoyé au service de radiologie, avec un résumé de l’observation, en demandant d'examiner l’æœsophage, car nous pensions alors à la possibilité d’un néo, étant donné l’âge du malade, son amaigrissement.

Résultat de la radio pratiquée le 3 novembre.

-Poumons normaux, cœur petit et en goutte. Ombre

aortique élargie. Le transit œsophagien est normal.

Le 5 novembre le malade doit rejoindre son corps,

GES rs

hais É Hat 1 température est à 38e, nous gardons le. malade un jour de plus, son examen ne montre rien.

‘Le 6 novembre, le malade se plaint de son cœur, fée “

bruits paraissent assourdis, 38°5, pouls 80.

# Te 7 novembre, il. est angoissé, A de ore <S

douleur précordiale violente, arrrachant des cris au pa-

ER tient. Dyspnée intense, sueurs profuses, extrémités gla-

cées, nez pincé. |

Le pouls est petit, filant dépressible, difficilement comptable 110, 39° 6. {

L’auscultation montre des bruits pee sourds, de

le aie pas de frottements, à la palpation aucun choc

de la pointe, l’aire cardiaque paraît augmentée de volume. Délire, agitation, pâleur avec placards de cyanose. On pose le diagnostic de péricardite purulente. Poly. 93 * / Examen de sang Lympho. 3 Moyens. 4 Le soir, température à 41°, pouls à 130, arythmie énorme.

La douleur cardiaque est le symptôme qui domine la scène, la parole est douloureuse.

8 novembre. Matité cardiaque très augmentée se confondant avec le foie, la température est stationnaire à 40°, mais le pouls est tombé à 120, puis à 110 le soir.

Décès.

Autopsie. — Péricardite purulente putride, des gaz sous pression s’en échappent à l’ouverture. Grande quan-

tité de pus, les ganglions trachéaux, sont très augmen-

| trouve une e épingle angels à tes RSR E à Fur TE he

L Dissection | de AE pièce. “E sale a traversé. la paroi es

æsophagienne, au niveau de la portion horizontale de la

. sa pointe allant se loger dans la masse

s ganglions latéraux trachéaux gauches. En pleine

sf masse ganglionnaire on trouve un abcès de la grosseur

d une noisette, qui a dissocié les tissus voisins pour ga-

gner la branche montante de l'aorte en passant entre À

- trachée et aorte. . FES &” ae °n: y. a one eu un abcès médiastinal antérieur localisé

qui a fusé de proche en proche vers le péricarde.

A noter que la paroi de l’œsophage:située au dessous de la perforation, était le siège d'une GScPhagtie, avec

æœdème de la HOUR .

ET

ne la parte ne les signes

br de Ho ne signes ne P re mé- … diastinal surtout; le signes généraux avec la tempéra-

> mure et l’aspect du de k

La radiographie et la radioscopie auront une grande Re F5 importance pour déterminer le corps étranger, sa posi- ES

tion et ses complications.

L’œsophagoscopie parvenue actuellement à une grande perfection jouera son rôle en montrant non seulement le corps mais lorsque celui-ci aura filé vers la voie inférieure, elle permettra de voir la lésion

due à son passage, ce qui correspond presque à coup

sûr à un diagnostic positif.

| . Quelles seront les affections qui pourront faire

errer le diagnostic ?

L’adénopathie trachéo-bronchique qui survient chez des enfants ayant contracté une maladie infec- !

“x à GNT El (A

ere permettront de faire la différence. Fe a 7 ne ue 7e

é La lymphadénie se reconnaît aux COS età !

RÉTSOPAE de la rate.

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