‹ Les complications septiques des corps étrangers de l'œsophageChapitre 11 sur 15 · ES, RER EE FT · texte numérisé non relu

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se Ce est rh: même mécanisme qui joue, au le cas de perforation de T'æsophage coïncidant : avec une per-

foration de la trachée, et surtout de la bronche gau-

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$ met que l'infection à à distance puisse se produire par Ja

voie lymphatique qui est importante sous la muqueuse s

de l’æsophage. L' ‘observation n° 6 ADP ROUE ann r'e-

levé semble le montrer. À HR Voie sanguine. a 1e même auteur et SOULAS ont relevé de semblables cas. D’ autre part P. JACQUES, “Vox EICKEN, CLyoe HEATLEY et HERMANN PEARSE ont signalé des septicémies.

Toutefois nous devons dire dès maintenant que ces ve deux dernières voies suivies par l’infection sont loin “ d’être fréquentes.

en pouvant € en eue: auront une hu cli- . nique un peu différente. de celles de la portion thora- cique. La cause en est la situation plus superficielle, phase se trouve presque sous le contrôle de la main et de la vue.

Une partie de la symptomatologie se retrouve dans toutes les complications, c’est celle ayant trait à la lésion æsophagienne. Elle pourra être plus ou moins accentuée suivant la gravité du cas. A ces signes, se joignent ceux de la complication.

Les commémoratifs de corps étrangers existent ou n’existent pas. Dans le premier cas le malade ressent 2 la sensation d’un arrêt dans la progression du bol

alimentaire, il fait des tentatives de vomissement pour . se libérer de cette sensation gênante, il n’y arrive

généralement pas; mais il mobilise le corps étranger,

qui produit quelques dégats sur la muqueuse ou s’y

fixe. Il conserve alors cette sensation et la douleur

localisée en un point fixe, qu'il montre du doigt, appa-

pale ie QE DORE"

Deux éventualités : un médecin alt conseille.

d'attendre le rejet par la voie entérale ou le spécialiste est alerté, l’objet du délit est enlevé. È Le malade attend et ne va Consulter que tardive-

ment. Dans les deux cas la complication peut survenir,

les mêmes sensations pérsistent et s’accentuent; ce

n’est pas toujours la règle. La déglutition peut devenir

difficile; la dysphagie apparaît surtout pour les solides, la toux apparaît, il faut s’ en méfier chaque fois

qu’on ne-lui trouve pas d’explication.

À l’examen du malade on ne trouvera que peu de signes sauf si le corps étranger se trouve dans la portion cervicale, où une palpation légère pou réveiller une douleur. À

Les signes généraux sont nuls.

La radiographie montrera un corps étranger, s’il est opaque aux rayons X. Certains os sont invisibles ou difficilement visibles. On fera dans ce cas une radioscopie avec ingestion de bouillie bismuthée épaisse, qui desinera le corps étranger, s’il a perforé ou s’est glissé dans l’épaisseur de la paroi on ne le verra pas; mais la bouillie passée, il en persistera une partie accrochée au flanc de l’œsophage, ce qui indiquera une lésion de la muqueuse. La lumière du conduit pourra

paraître rétrécie ou spasmée.

Rate

ee. A Fæsophagoscop

trouvera des parcelles de bouillie, une muqueuse de È

Ge qui ira suite à cp radio, ou

js matiée, parfois saignante, et également le corps étran- Ÿ

| ger s’il n'a pas été désenclavé par lappareil ; dans ce

cas descendre aussi bac que possible si l’état de l œso-

ne le permet. En plein œdème on remarquera une

petite plaie d où sort un liquide sanguinolent.

Ce sont les seuls signes que l’on peut trouver dans

Ja moins grave des complications ; l'inflammation sim-

ss

rt avec ædème localisé.

Dans le phlegmon circonscrit, See signes sont iden-

tiques; parfois le malade rejettera un peu de pus par

Ja bouche et seul l’œsophagoscope fera la différence

‘entre les deux lésions; ce qui ne sera pas toujours fait,

ni facile à faire. Il est quelquefois possible de provo-

quer l'issue de pus par un pertuis, par compression

au porte méchette de l’œdème; la lumière œsophaglenne se trouve ainsi augmentée.

Dès que la paroi œsophagienne sera traversée par

ee l'infection, il y aura abcès péri-æsophagien. Les signes ke s’accentueront, c’est une véritable médiastinite localisée, l'infection est beaucoup plus importante. Les signes œsophagiens vus tout à l’heure existeront encore, quelquefois ils seront atténués, mais suivant la

position de cet abcès, il y aura des possibilités de com-

pression trachéale, d’où dyspnée. Le malade locali-

sera mieux sa lésion.

SE Lahées se trouve tue a région cervicale, la palpation localisera une douleur nette, on trouvera 5 un petit empâtement, la douleur sera réveillée par Ja

mobilisation de la tête en flexion, en avant ou laté-

ralement, suivant qu’il est médian ou latéral. L’exa-

men du cou peut montrer une diminution du relief

de la musculature surtout si l’abcès est latéral.

Si son siège est thoracique, la douleur est transfixiante. Les signes physiques sont inexistants ; mais dans les deux cas les signes généraux sont constants et nets : température peu élevée 38° à 38°9, pouls très accéléré, les traits sont tirés, le faciès est celui d’un infecté. ; /

À la radiographie, on peut trouver le signe de MINNIGERODE, présence de bulles gazeuses le long de l’æsophage, visibles sur la radio de profil ou de troisquarts. On verra également des images floues autour

de l’œsophage, qui seront d’interprétation difficile.

L’endoscopie n’est pas indiquée à ce stade et de

peu d'utilité pour le diagnostic.

La Médiastinite constituée, tous les signes en dehors de la température, seront la conséquence de l’envahissement de l’espace décrit dans le rappel anatomique, par l’infection.

Les douleurs sont intolérables, transfixiantes, sen-

sation de mort imminente et d’étouffement, la dyspha-

gie est complète. les vomissements : fréquents et très

| douloureux, la dyspnée intense. Re

La température est variable, élevée, oscillante pr

en plateau, le pouls monte en flèche, il devient petit

et dépressible. Le faciès est angoissé, grippé. L'état

général devient rapidement alarmant, on sent que le

malade est profondément infecté, il est prostré.

Si la lésion est cervicale, de bonne heure apparaît

pe

__ un emphysème, qui envahit tout le cou, avec crépita-

tion neïigeuse- Ce dernier est boudiné, œdématié, on ne *

voit aucune trace des reliefs musculaires.

Ces signes sont plus tardifs quand l’origine est tho- + racique, ils demandent à être recherchés, la palpation #

profonde du creux sus-claviculaire montre l’emphy-

sème qui se traduit par la crépitation; bientôt d’ailleurs l’emphysème sous-cutané apparaît sur le cou, le n

visage. ; «

|: ; La situation est très grave, le malade va mourir si | l'intervention chirurgicale n’est pas faite rapidement. Dans certains cas, il se produit alors une autre com- É plication annoncée par un point de côté thoracique | et l’aggravation de tous les signes. Les signes de la E pleurésie purulente font leur apparition: le malade Le en général meurt. La péricardite sera annoncée par la douleur précordiale, les modifications du pouls et les

signes physiques. La terminaison est fatale.

En cas.

ik:

ERVATIONS

SE AE n à x , “ =

AR g i RENE E

© Douleur persiste, nettement limitée, pas de fièvre. METRE

Radio : : arrêt de la bouillie épaisse.

ae Œsophagoscopie : tuméfaction rougeâtre et œdémaer tiée, qui réduit la lumière de moitié. L’arête de morue

est piquée dans la muqueuse. Extraction. On voit une zone œdématiée, oblongue, longue de 2 à 3 cm, légère-

ment affaissée, ayant en son centre une coupure, sans

déchirure, d’où suinte de la sérosité.

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Au

Le Observation n° 2. — Petit phlegmon circonscrit.

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