‹ Les complots militaires sous la RestaurationChapitre 16 sur 18 · LES COMI'LOTS MILITAIRES · texte numérisé non relu

LES COMI'LOTS MILITAIRES

Pour la première fois depuis le xiii® siècle, nos drapeaux libérateurs vont apparaître aux rivages de la Grèce. Soldats, la dig-nité de la couronne, l'honneur de la patrie attendent un nouvel éclat de vos services ; dans quelque situation que les événements vous placent, vous n'oublierez pas que de si chers intérêts vous sont confiés. Des privations, des fatigues vous attendent; vous les supporterez avec courage. Vos chefs vous en donneront l'exemple.

Le lieatenant-gcnéral , pair de France, commandant en chef de l'expédition de Morèe,

Marquis Maison (i).

Le i3, l'expédition était sous voiles. Retenue par des vents contraires, elle ne partit que le 17. Le 2g, elle débarquait dans la rade de Navarin, la meilleure de la Morée.

« Les Grecs sont dans l'enthousiasme de notre arrivée, écrivait Maison au ministre de la g-uerre. J'avais fait placer sur le rivag-e où l'on devait descendre deux pavillons blancs au bout de deux perches, afin

(i) Arch. de la Guerre. Corps expéditionnaire de Morée. — Ou me pardonnera d'insister sur quelques détails de cette expédition, lis ne sont pas connus, et ou ne les trouve nulle part.

Voici quelques imprimés à consulter : Souvenirs de l'expédition de Morée, en i8a8, jiar licssan, ex-adjudant sous-officier de ranciennc année. V'alojjnes, i83ô, in-8°. — Souvenirs de la Murée,pour servira l'Iiistoirc de l'expédition t'ranraisc de i838-2y, par Dulieaume. Paris, iH'M, in-8".

Une mission scientifique et archéologique était attachée à l'expédition, sous la direction du colonel IJory de Saint-Vincent. I^cs arciiilcctes Blouet et Dubois, qui en faisaient partie, ont commencé des fouilles intéressantes à Olympic. Voir Expédition sr.ii'ntifujue de Morée, .( vol. avec allas, i8.ii-i8;!ri, in-4", l'arisj cIkv. Lcvrault.

que les canots qui partaient des divers points du inouillag-e pour porter les troupes à terre se dirig-ent dessus. Les Grecs qui se trouvaient sur les lieux se sont prosternés à terre pour saluer nos pavillons et remercier le ciel de l'appui qui leur arrivait. Il n'y avait pas une heure que nous étions à terre que de toutes les directions nous avons vu venir des Grecs avec des vivres pour vendre à nos troupes. » (3i août. A. G.)

Bien que son père vînt de sig-ner à Alexandrie, le f) août, avec l'amiral ang-lais Codring-ton, l'évacuation de la Morée, Ibrahim cherchait à g-agner du temps. Le g-énéral le mit en demeure de s'embarquer ou de se battre. Il s'embarqua. Il avait près de 26.000 hommes, etses préparatifs, commencés le 9 septembre, se prolong-èrent jusqu'au 2 octobre.

Le 2 octobre, il passa une revue de notre armée, accompag-né du g'énéral en chef, des amiraux de Rig'ny, Heyden, Malcom, des généraux Durrieu, Hig'onnet,Sebastiani, de l'intendant g"énéral Volland, etc. Il fut émerveillé de la bonne tenue des troupes, de la rapidité et de la précision de leurs manœuvres* Ensuite, il déjeuna sous la tente avec ce brillant étatmajor, et il émerveilla tout le monde à son tour. «... lia étonné tous ceux qui ne le connaissaient pas par sa sagacité, sa finesse et ses manières ouvertes; Il a bu, et bien bu, comme unchrétion. Il était ravi de

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