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B. jen Les Compressions extrinsèques de l'Œsophage
L'œsophage peut être, nous le savons, le siège des modalités habituelles de compressions précédemiment définies dans ce travail.
Les classer par ordre de fréquence paraît difficile.
Nous préférons nous baser sur la présence dans le thorax d'organes pulsatiles pour les diviser en deux catégories
Celles au niveau desquelles la substance opaque est agitée de battements transmis.
Celles qui relèvent d'organes non pulsatiles.
Parmi les premières se place la compression par l'aorte. Elle donne lieu à une image assez typique pour que le diagnostic différentiel en soit le plus souvent facilité.
Grâce aux examens en oblique, il est en effet très rare de ne pouvoir suivre les contours du vaisseau dilaté avec assez de précision pour ne pas l'identifier, et risquer ainsi de le confondre avec une tu-. meur d'autre origine.
Pic, III, — Compression de l’œsophage par la crosse aortique dilatée,
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D'autre part, la baryte ingérée, après un pre- “mier temps normal de traversée œsophagienne, est arrêtée où tout au moins freinée au niveau où l’on cbserve habituellement Ja légère empreinte physiologique du vaisseau. ;
La portion rétrécie marque l’empreinte régulière, soumise aux battements, de l'aorte sur la paroi antérieure du conduit (Fig. HD.
On retrouve ces mêmes caractères, au niveau du segment thoracique inférieur de l’œsophage, dans les compressions par l'oreillette gauche.
Is sont beaucoup plus difficiles à mettre en évidence dans les anévrismes de l'aorte descendante, cas exceptionnels d’ailleurs, et qui, nous l’avons vu, sont surtout cause de déviations.
Toutes les autres déformations entrent dans le deuxième groupe.
Les tumeurs de la région cervicale donnent sur- & c $ $ ë tout lieu à des compressions vraies.
Les faibles déplacements permis à l'organe dans
7e + ; è RAC RÉTES cette région expliquent que, si à la compression
s'ajoute une déviation, cette dernière soit de peu
détendue (Fig. IV).
ALES FUN MENT ee OUR
Il en est de même, dans toute l’étendue des .segments cervical et thoracique supérieur, pour les tu-. meurs développées d’arrière en avant : cyphoses, ab-. cès pottiques, cancer vertébral.
La pleurésie médiastinale et les tumeurs du médiastin (parfois même les tumeurs pulmonaires) onnent lieu à.des déviations plus ou moins consi-
dérables.
L'œsophage peut être complètement disloqué et son ombre se, projeter, en cas de déviation vers. la. droite par exemple, jusque dans le champ pulmonaire droit, débordant le contour du cœur, et venant rejoindre. l’orifice diaphragmatique par une large. courbe à concavité gauche (Fig. V).
À propos de cette dernière description, nous signalerons que certains processus de sclérose pulmonaire peuvent réaliser les mêmes aspects ; mais nous avons volontairement éliminé les déviations par attraction, puisqu'elles impliquent la formaüon d'adhérences entre les organes.
La | La topographie et le calibre de l'œsophage ne sont pratiquement jamais influencés par le pneuimothorax, spontané ou artificiel. +
FiG, IV. — Schéma : Compression de l’œsophage par une tumeur thyroïdienne.
Fi, V. — Schéma : Dévialion du segment thoracique inférieur de l’œsophage par une Lumeur médiastinale,
Les Compressions extrinsèques | au niveau des Segments sous-diaphragmatiques du Tube digestif
Avec l'estomac nous allons aborder l’étude des compressions siégeant sur les segments abdominaux du tube digestif. me
si # Le terme de compression peut paraître ici de prime abord un peu anormal, puisqu'il est de notion
; : SN >y° ° courante que, sauf quelques portions bien délimi-
tées, les segments sous-diaphragmatiques du tube
. digestif semblent jouir d’une mobilité relativement
très grande, et devraient par conséquent échapper aux compressions.
Nous verrons qu’il n’en est cependant pas toujours ainsi, et que la plupart d’entre eux peuvent être le siège de déformations de cet ordre, à moins, comme nous l'avons déjà signalé, d’être normale-
» 4 K è A \ ment doués (telle la masse des anses grêles) d’une
mobilité considérable.
Rires
Ces déformations reconnaissent des mécanismes différents suivant les organes, mais toujours conditionnés par leurs moyens de fixité (si variable qu'en soit parfois la valeur) et par leurs rapports avec les organes voisins.
On sait que ces rapports peuvent varier d’un sujet à l’autre dans d’assez vastes proportions et que les descriptions, tant anatomiques que radiologiques, correspondent à des types moyens.
Mais ils sont relativement constants chez le même individu.
Enfin, il faut considérer qu’au cours d’une laparatomie ou de l'étude anatomique, la mobilité gastrointestinale nous apparaît plus grande qu'elle n’est en réalité sur le vivant, observé par exploration radiologique.
Cela tient à ce que, dans les deux cas, l’ouverture de Ia paroi supprime un facteur qui, sans avoir une importance égale à celle des autres moyens de fixité, n'est cependant pas négligeable : la pression intraabdominale.
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Estomac
A. — Topographie normale de l’Estomac
Moyens de fixité
Les classiques décrivaient l'estomac comme un sac piriforme, occupant la plus grande partie de l'hypocondre gauche, et transversalement étendu au dessus du côlon, considéré comme horizontal.
Luschka décrit le premier l'estomac comme formé de deux portions A
La plus importante, verticale, occupe l’hypocondre gauche... Vous
L'autre, horizontale, ou légèrement ascendante, se place au-devant de la colonne vertébrale.
Les modernes constatent que c'est bien là l'aspect de l'estomac, chez le sujet en station verticale.
Si on le remplit dans cette position, il ne pivote pas Suivant un axe transversal, comme le voulaient. les classiques.
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