‹ Les compressions extrinsèques du tube digestifChapitre 11 sur 30 · SM ES · texte numérisé non relu

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Au contraire, il s’allonge, s’étire verticalement, et le côlon transverse, dans sa moitié gauche, vient se placer, obliquement dirigé .en. haut et en dehors, le long de la grande courbure.

Les traités de radiologie digestive nous représentent l'estomac non comme un sac inerte à l’état de vacuité, mais comme un organe aux parois accolées, parfois vaguement discernable à l'écran, chez les individus très minces, avant l’ingestion de la substance opaque, sous forme d’une ombre verticale, en cordon, surmontée d’une tache claire, la bulle d'air normale.

L'ombre de l'estomac rempli affecte classique ment la forme d’un J majuscule.

La branche verticale du J correspond au corps de l'estomac situé dans l’hypocondre gauche, et dont le pôle supérieur ou grosse tubérosité, dessiné par la bulle d’air se projette sous les fausses côtes, inaccessible à la palpation.

La courbe du J correspond au fond de l'estomac.

La terminaison de la boucle simule l’antre.

De profil, l'ombre n’est pas verticale, mais oblique de haut en bas et d’arrière en avant.

La grosse tubérosité apparaît profondément éten-

due en arrière vers la fosse lombaire. Le fond, au contraire, apparaît superficiel, au ÉORUSE de la parot antérieure de l’abdomen:

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C'est là l'aspect classique d'u estomac de iype moyen, type orthotonique, celui que nous aurons généralement en vue en rappelant les connexions de l'organe avec les viscères voisins.

On en décrit classiquement d'autres types Type hwpertonique, ou estomac en corne d’abondance, fréquent chez les brévilignes et les sujets musclés à thorax large. ER = Type hypotonique, fréquent chez les Tongilignes estomac très allongé verticalement.

Cette classification est forcément schématique.

Nos maîtres : Pierre Duval, J. Ch. Roux, H. B& cière, ont en effet montré :. | Qu'e en réalité la multiplicité des types est LORIE | able.

Que doit être tenu pour normal tout estomac quelle que soit sa forme, dès lors que : :

HF SOR fonctionnement : se fait suivant un rythme régulier » et :

« qu'il ne donne lieu à aucun syndrome morpr bide : ».

7. l’on essaie d'apprécier la mobilité de l'estomac et que. pour ce faire on place le sujet en différentes attitudes, on constate d importantes modifi CAS d'aspect. ne at

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Lorsque le sujet est en décubitus dorsal l'ombre We ch, ti : d\

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se modifie sensiblement et tend à devenir transversale. | |

Le fond de l’estomac remonte.

La petite courbure devient presque transversalement rectiligne.

La substance opaque, envahissant l'arrière-fond de la grosse tubérosité, chasse la bulle d'air, qui vient occuper la région moyenne de l'ombre et n’est

plus perçue à travers elle.

L'estomac, gagnant en largeur ce qu'il a perdu en hauteur, s’est étalé et se rapproche de la forme que lui assignaient les classiques.

Deux régions n'ont cependant pas beaucoup modifié leurs rapports " |

La grosse tubérosité, toujours immédiatement appliquée contre la face inférieure du diaphragme.

La région pylorique, en partie masquée par l'étalement de l'ombre.

En décubitus latéral droit, l'ombre gagne encore vers la droite.

Son extrémité droite, devenue inférieure par la position du sujet, forme une masse arrondie qui ë masque complètement la région pylorique restée à peu près en place.

La bulle d'air a fui vers la grosse tubérosité devenue supérieure, sans que pour cela ses rapports avec ls diaphragme se soient, cette fois encore, modifiés. i

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Ils ne le seront pas non plus par le passage en décubitus latéral gauche, le fornix se laissarit seulement un peu plus distendre par le reflux de la baryte qui, d'autre part, entraîne à gauche le corps de l'estomac et l’antre.

La région pylorique seule reste pré-vertébrale.

Un fait ressort de ces différentes manœuvres

La fixité réelle de la grosse tubérosité et la constance de ses rapports avec la coupole diaphragmatique.

Il existe à cela des raisons anatomiques,

Les anatomistes modernes (Grégoire) attribuent à l'estomac, comme principaux moyens de fixité

D’ une part, sa continuité avec l'œsophage, fortement fixé lui-même à son anneau diaphragmatique.

D'autre part, l'existence d’un véritable ligament suspenseur, lame de tissu fibreux éparse, accrochant l’estomac à la face inférieure du lobe gauche du foie et au pilier gauche du diaphragme.

Ce ligament aurait une force suffisante pour ne jamais permettre à la grosse tubérosité de AUHEE) le contact dé la coupole diaphragmatique.

__ Les examens à l'écran ont montré qu'il en était toujours ainsi.

La ptose vraie dé l’estomac, sa descente en masse

ou avec apparition d'une bande grisâtre entre le pôle

supérieur et la coupole diaphragmatique, est un cas exceptionnel. pes

11 semble donc bien que le rôle de ces moyens d'ättache supérieurs de l'estomac soit considérable.

La part prépondérante faite par les classiques au péritoine se trouve ainsi bien diminuce.

Les replis péritonéaux qui entourent l'estomac et donnent lieu à la formation de l’épiploon gastrosplénique, du pelit épiploon ei de son arrière-cavilé, ainsi que les vaisseaux qui les parcourent, ne semblent pas en effet devoir être considérés comme une fixation suffisante. ;

Mais il semble logique de leur attribuer (Grégoire) un certain rôle limitateur des mouvements de l'organe dans la cavité abdominale, et, en particulier, des déplacements latéraux. Le

Enfin, on considère généralement que la continuité de l'estomac et du duodénum, tenu lui-même pour un organe absolument fixe, représente un uros moyen de sustentation.

D'après les faibles modifications observées dans la topographie de la région pylorique au cours des changements d’attitudes, il semble’ que cette opinion soit juste. par

On sait aussi que le bulbe duodénal reste fréquemment accroché très haut dans l'hypocondre

droit, alors que l'estomac, très allongé, descend très

bas. à

Nous verrons cependant, lors. de l'étude des.

rnoyens d’ attache du duodénum, que les 1° et 2° por-

tions de ce segment intestinal sont susceptibles de

ee une certaine mobilité.

Cette mobilité peut même parfois être très grande.

Mais elle n’en constitue pas moins une exception,

| el l'on peut dire que, dans la normale, Morse FE

bien fixé au niveau de ses extrémités.

‘Aussi les déformations par compression y sont-

de fréquentes.

D’ autre part, l'estomac entre en non avec de

nombreux organes de l'étage supérieur de l'abdoen.

: Sa face antérieure. est recouverte. en. haut par. le’.

En be gauche du foie, sur lequel elle marque son em- preinte.

5 Plus bas, elle vient se mettre en contact avec la AË paroi. Elle y est directement palpable.

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Ne 2LérO: inférieure, dans Ja. région du lobe Carré et e Fe vésioule.. Me |

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La face antérieure dé. l'antre se met à nouveau en : rapport avec le foie, en s ‘insinuant sous sa face pos- #

La face antérieure de l’estomac n’est pas habituel-

LEE ae

lement en rapport avec le côlon transverse. Nous verrons que celui-ci peut, anormalement, s’interposer éntre l'estomac et la paroi.

La face postérieure de l'estomac répond, par l'intermédiaire de l'arrière-cavité des épiploons, aux organes appliqués contre la paroi postérieure :

Pôle supérieur du rein gauche, rate, pancréas, qui forment le « lit de l'estomac ». |

La partie inférieure de cette face postérieure repose sur le mésocôlon transverse et répond à la partie moyenne de la face antérieure du rein, à l’angle duodéno-jéjunal et aux premières anses grêles.

La petite courbure donne insertion au petit épiploon et répond au lobe de Spiegel.

La grande courbure est longée par la partie gauche du côlon transverse, obliquement ascendante vers l'angle splénique fortement attaché au diaphragme.

L'estomac entre donc | en rapport avec de nombreux organes.

Nous allons voir que la plupart d’entre eux peu-

vent lui imposer des déformations soit par LYPCR

trophie, soit par situation anormale.

pare B. — Compressions extrinsèques de l'Estomac

Le volume de l'estomac, le nombre des organes avec lesquels il entre en rapport, la réelle valeur de ses moyens de fixité (du moins au niveau de son pôle supérieur) expliquent non seulement la fréquence des modifications de son aspect radiologique par les compressions extrinsèques, mais encore leur variété et le degré d'intensité que, très souvent, elles peuvent atteindre.

Parmi tous les viscères qui peuvent prendre part à leur formation, une place spéciale doit être faite au côlon car, plus qu'aucun autre organe, il est générateur de modifications fréquentes, variées, souvent intenses. |

Nous diviserons donc les compressions extrinsèques de l'estomac en deux catégories

D'une part, les déformations causées par le côlon.

D'autre part, celles qui relèvent des autres organes du voisinage.

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