‹ Les comptes des bâtiments du roi (1528-1571) suivis de documents inédits sur les châteaux royaux et les beaux-arts au XVIe siècle (volume 2)Chapitre 4 sur 75 · RENAISSANCE DES ARTS · texte numérisé non relu

RENAISSANCE DES ARTS

Pages 341-342

correspondent à pages 22- 24

Je m’arrête. En faisant abstraction des lettres patentes dont le texte occupe environ un tiers de notre ouvrage, soit 200 pages sur 600, les articles de dépense, par suite de suppressions ou d’abréviations, sont réduits à moins de moitié dans la Renaissance des Arts. Mais il y a plus : on sait à quel degré de rareté en est venu ce premier volume du beau livre de M. de Laborde, celui-là même qui contient les extraits des Comptes des bâtiments. Les rares exemplaires qui apparaissent à de longs intervalles dans les ventes publiques, ou sur les catalogues des libraires, atteignent des prix inaccessibles aux travailleurs. Aussi, quand bien même cette publication des Comptes des bâtiments, préparée par M. de Laborde qui savait mieux que personne tout ce que son livre de la Renaissance leur avait emprunté, n’eût pas contenu tant de choses nouvelles et importantes, il eût encore été utile de mettre à la disposition des érudits le document le plus précieux peut-être qu’on possède aujourd’hui sur des monuments, des œuvres d’art et des hommes qui font la gloire de la France.

Les nombreuses additions qui complètent, éclairent, enrichissent le manuscrit fait pour Félibien, constituent un ouvrage nouveau qui rendra de grands services à l’histoire! de l’art national, et dont la publication, si elle ne peut rien

AVERTISSEMENT

ajouter à la réputation de l’éminent auteur de la Renaissance, fera quelque honneur, nous l’espérons du moins, à la

Société de l'Histoire cle l’Art français.

Puissions-nous, pour continuer la brillante série que nous inaugurons aujourd’hui, avoir bientôt la bonne fortune d’aider à l’achèvement et à la publication de la nouvelle édition des lettres de Nicolas Poussin, préparée depuis longtemps, comme chacun le sait, par un des érudits qui ont, avec M. le marquis de Laborde, le plus contribué à remettre en honneur le nom et le talent de nos anciens artistes!

J.-J. GÜIFFREY.

Octobre 1877.

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