‹ Les comptes des bâtiments du roi (1528-1571) suivis de documents inédits sur les châteaux royaux et les beaux-arts au 16e sìecle, recueillis et mis en ordre par le marquis Léon de Laborde (volume 3)Chapitre 2 sur 63 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

publication. Ceux qui le suivent n'en forment pour ainsi dire que le complément et le corollaire; ils sont loin toutefois de manquer d'intérêt.

Le second volume se termine par des pièces de diverse nature, empruntées à des sources différentes.

A la page 199 du second volume commence, sous le titre général de dépenses secrètes de François r^, le dépouillement d'un certain nombre de documents originaux, conservés aux Archives nationales et remplissant les trois cartons cotés : J, 960, 961 et 962. Ces documents sont datés de 1530 et années suivantes. Nous aurons à revenir sur celte importante série.

II. — Le chapitre intitulé « Compte de la marguillerie de l'euvre et fabrique de l'église 'parroichial monseigneur sainct Germain de l'Auxerroys » (p. 275-290), a une origine des plus piquantes. Les éléments en sont tirés d'un compte sur parchemin appartenant aujourd'hui aux Archives nationales (K, 530 -*, n" 21), et dont les feuilles, détachées et incomplètes, ont été sauvées de la destruction par M. le marquis de Laborde. Elles ne proviennent point, comme on est tenté de le supposer au premier abord, des gargousses de l'artillerie; elles avaient été employées à la reliure d'une série de volumes in-8. On voit encore sur chacune de ces feuilles la place qu'occupait le titre de l'ouvrage, imprimé sur une pièce carrée de cuir ou de papier : les encadrements de filets d'or qui entouraient ce titre ont laissé des traces nombreuses sur le parchemin. Les vingt feuilles de parchemin, enlevées avec soin, forment un ensemble presque complet, sauf quelques lacunes dont l'importance ne saurait être précisée. Au surplus, ces lacunes sont toujours indiquées en note dans notre publication, et ce fragment de compte se trouve ici intégralement reproduit tel qu'il nous est parvenu. Les payements ont presque tous le môme objet : il s'agit de la construction

AVERTISSEMENT. ix

d'un pupitre monumental dans l'église Saint- Germainl'Auxerrois. Le nom de Jean Goujon et des renseignements positifs sur une œuvre aujourd'hui conservée au musée du Louvre donnent à ce fragment un haut intérêts

A ce dossier, aujourd'hui intégralement publié, se trouve joint, dans le même carton des Archives, un autre dossier plus considérable, car il ne compte pas moins de 76 feuillets ayant une origine identique, contenant également des comptes de fabrique de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. Cette seconde série ofl're bien moins d'intérêt que la première et ne renferme pas un nom d'artiste. C'est probablement ce qui a décidé M. de Laborde à ne pas la comprendre dans sa publication.

IIL — Vient ensuite le Compte des bâtimenls du chasteau de Saint-Germain-en-Laye pour les années 1548 à i550 (p. 291 à 325), Ce document est tiré d'un registre original, sur parchemin, composé de 173 feuillets, ou 3/)6 pages. Le registre appartient au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, et est classé sous le n" W80. Nous ne nous arrêterons pas à la reliure moderne, datant de CharlesX, ni à récriture très-nette et très-lisible. On comprend que, pour imprimer un registre de 173 feuillets in-4"en36 pages in-8°, on a dû non-seulement réduire singulièrement l'étendue des articles, non-seulement supprimer les formules inutiles, mais encore écarter un grand nombre de passages. Les extraits choisis par M. de Laborde

1. M. de Laborde a raconté jadis les circonstances de sa découverte. Son récit, vif et piquant, a été publié dans le Journal des Débats, et réimprimé dans un recueil tiré à vingt-cinq exemplaires. Comme ni le journal ni le recueil ne se trouve entre les mains de tout le monde, nous avons cru qu'il serait agréable à nos lecteurs de lire ici l'histoire instructive de cette précieuse trouvaille. Elle est placée à la suite de l'Avertissement sous le titre de Documents sur Jean Goujon et ses travaux, trouvés sur une reliure d'une ancienne collection du Journal des Débats. (Voyez ci-après, p. xxv.)

Page 1