XII AVERTISSEMENT
VI. — Le fragment d'un Compte de travaux exécutés au jardin des Tuileries en 1570 se rattachait naturellement au chapitre précèdent. M. de Lahorde a pris soin d'indiquer en note la provenance de ce fragment mutilé et la précaution qu'il a prise pour assurer désormais sa conservation.
VII. — Les deux comptes relatifs à Vhôtel de Soissons et au château de Sainl-Maur, en 1581, sont tirés d'un même registre appartenant aux Archives nationales, coté KK 124. Seulement, dans le registre, les comptes sont placés dans un ordre inverse de celui de leur publication : les dépenses de Saint-JVIaur commencent au folio 2, et celles de l'hôtel de Soissons ne viennent qu'au folio 71. Le registre KK 12/i, réduit ici à quelques pages, ne compte pas moins de 365 feuillets dans l'original. C'est assez dire que M. de Laborde a poussé ici à la dernière extrémité le système d'analyse inauguré dans les comptes précédents. II était impossible de rien changer à ce système. Il fallait ou retrancher complètement ce compte du volume ou le donner sous sa forme réduite. D'ailleurs M. de Laborde a pris soin le plus souvent de prévenir le lecteur de ses suppressions. Peut-être la publication intégrale de ce registre n'olîrirait-elle pas un bien grand intérêt. Dans tous les cas, l'analyse qu'on trouvera ici en donnera une idée suffisante, sans empêcher un autre éditeur d'en faire Tobjet d'une publication plus complète.
Ici s'arrêtent les pièces préparées par M. le marquis de Laborde et conservées par nous. Nous devons au lecteur les raisons de nos suppressions. Le second volume devait encore comprendre les documents suivants :
1» Extrait d'un vieil Ceuillois de l'evesché de Paris où les droits de Censive et ReiUes deubes à Monseigneur l'Evesque de Paris sont,... terminé le 21 mai 1496,
AVERTISSEMENT. xiii
Évidemment ce qui avait attiré l'attention du savant éditeur sur cette pièce, d'ailleurs tronquée, c'est l'énumération de plusieurs propriétés faisant partie du lieu dit les Tuilleries à la fin du xv^ siècle. Cette liste offre bien plus d'intérêt pour la topographie du vieux Paris que pour l'histoire du palais de Catherine de Médicis. Plus d'un demi-siècle sépare la date de cet acte de celle des premiers travaux; ce n'est point aux propriétaires nommés en l/j96 que la veuve de Henri II a acheté l'emplacement de son futur palais. Cette pièce n'a donc qu'un rapport très-indirect avec les bâtiments royaux auxquels nos volumes sont consacrés. Elle demanderait en outre des éclaircissements, des notes, un commentaire étendu, qui ne sauraient trouver place ici.
2° Le Contrat de vente à Catherine de Médicis de l'emplacement du château des Tuileries, daté du i5 janvier 1563, formait le complément naturel de la pièce qui précède, et nous n'aurions eu garde de le retrancher s'il n'eût élé déjà publié au moins deux fois : d'abord, par M. A. de Montaiglon, dans V Annuaire dit département de la Seine, de M. L. Lacour, pour 1861 (p. 786 et suivantes), et, en second lieu, dans la Topographie historique du vieux Paris, par M. A. Berty (tome II, p. 2-5). Cette pièce précieuse provenait des archives du baron de Joursanvault; elle est aujourd'hui conservée dans la bibliothèque de Rouen (collection Leber, n° 5730).
3° Les lettres patentes de Henri IV, données au mois de février 1609 en faveur des artistes et artisans des galeries du Louvre, ont également été publiées par M. Berty dans l'ouvrage déjà cité, et réimprimées, en raison de leur importance, dans les Nouvelles Archives de l'Art français (Année 1873, p. 9-26).
li° Enfin M. de Laborde avait préparé et même commencé l'impression des Mémoires pour servir à l'histoire des maisons royales etbastimens de France, t^ry X. Félibien, 1681, d'après