XIV AVERTISSEMENT
le manuscrit de la Blbliolhèque nationale. C'est sur ce môme manuscrit, on le sait, que M. A. de Montaiglon a publié récemment, pour la Société de l'Histoire de l'An français, ces précieux mémoires, dont il préparait l'impression, dès 1858 (7oy. biographie Didot, art. André Félibien), tandis que M. de Laborde, ignorant son projet, s'en occupait d'un autre côté. On verra plus loin que ce manuscrit formait le complément naturel des Comptes des bâtiments royaux que M. de Laborde venait d'imprimer.
Ainsi, des quatre documents retranchés, trois ont été publiés depuis 1858; l'autre, sans être précisément déplacé ici, sera plus à sa place ailleurs.
Il s'agissait de combler le vide créé par ces suppressions à la fin de notre second volume. Nous avions précisément entre les mains les éléments les plus convenables pour cet usage. Ignorant jusqu'à ces derniers temps le dépouillement fait par M. de Laborde des acquits au comptant de François I" conservés aux Archives nationales dans les cartons J, 960, 961 et 962, nous avions, il y a déjà plusieurs années, entrepris un travail identique, destiné aux Nouvelles Archives de, VAri français. Heureusement le loisir de le publier nous avait manqué jusqu'ici. Notre travail eût fait, pour la plus grande partie, double emploi avec les extraits donnés par M. de Laborde. En effet, la plupart des articles relevés par nous se trouvaient déjà imprimés à la suite des Comptes des bâtiments, et ce n'était pas, comme de juste, les articles les moins curieux elles moins intéressants. Nous en avions relevé 530; sur ceux-là M. de Laborde en avait imprimé 320 ; il en avait donc laissé de côté deux cents environ, dont un certain nombre offrait une importance exceptionnelle. La raison de cette exclusion se trouve expliquée par la nature même des articles omis. Ainsi tous ceux qui concernent des peintres de réputation, comme le Primatice, le Rosso, avaient été soi-
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gneusement mis de côté, pour être employés ailleurs. Un seul fait suffira pour démontrer l'exactitude de cette explical tion. On trouve parmi ces extraits, à la page 210 de notre second volume, un état de « parties dues à des peintres et graveurs, etc. », du 17 janvier 1533. Le premier nom qui se présente est celui de Jean Francisque de Rustichy, tandis que la pièce originale commence cette énumération, ainsi que nous l'indiquons dans nos additions, de cette manière : « Primo — A messire Roux de Rousse, est dû de reste la
somme de 700 1. t. pour ses gages, etc » L'article relatif
à Matteo del Nassaro, dans le même état du 17 janvier 1533, tous les autres passages qui concernent cet artiste dans la suite des acquits, tous les articles où paraît le nom de Jérôme délia Robbia, avaient été réservés pour des travaux ultérieurs. Nous avons pensé, et le lecteur partagera probablement cette opinion, qu'il valait mieux publier en une seule fois tous les passages de quelque intérêt appartenant à une même suite de documents. Ce système nous a paru d'autant plus rationnel que les acquits au comptant complètent et souvent confirment les énonciations des Comptes des bâtiments. Grâce à cette addition, pour laquelle nous nous sommes réservé de suivre un autre mode de classement que celui de M. de Laborde, nos volumes offriront le dépouillement aussi complet que possible, au point de vue de l'art, d'une des séries les plus intéressantes des comptes de François P"". Nous n'avons pas à expliquer ou à défendre l'ordre dans lequel nos pièces sont classées; il rapproche les articles relatifs au môme individu, à la même nature de travaux ; il facilite ainsi les recherches. Nous avions adopté ce classement avant de connaître le dépouillement de M. de Laborde; nous avons cru devoir le conserver en raison de l'étendue de notre addition. Une publication ancienne, les Archives curieuses de Cimber et Danjou, avait déjà exploité les acquits au comptant