‹ Les compteurs d'énergie électriqueChapitre 5 sur 8 · NOMS DE L'APPAREIL DE MESURE · texte numérisé non relu

NOMS DE L'APPAREIL DE MESURE

Néant (contrat k forfait).

El

Jdt

Compteur de temps, fleures-mètre.

fldt .

Coulombs-mètre.

Ampères-heure-mètre.

Compteur (de quantité) d'électricité.

S^dt

Volts-heure-mètre.

jEldt

Ergmètre.

Joules-mètre.

Watts-heure-mètre *

Lorsque tous les facteurs sont constants, ou supposés tels, le compteur devient absolument inutile et est remplacé par un contrat à forfait. C'est le cas le plus simple. Si, au contraire, tous les facteurs sont variables, ou supposés tels, il faut avoir recours à un waltsheure-mètre. Nous examinerons successivement toutes les combinaisons actuellement employées en pratique*

Contrats a forfait. — Le contrat h, forfait, qui suppose tous les éléments moyens de la consommation constants, convient surtout pour

l'éclairage de consommateurs dont Tinstallation est peu importante et ne comporte pas Taugmentation de frais oeccasionnée par l'établissement d'un compteur^ même le plus simple. La distribution faite à Châteaulin par M. Ernest Lamy en offre un exemple typique. Bon nombre d'abonnés ont deux à trois lampes à incandescence, mais un commutateur convenablement disposé ne leur permet que d'en allumer une seule à la fois, un coupe-circuit sensible intercalé dans le circuit principal empêchant toute fraude à cet égard.

Le forfait convient aussi dans tous les cas où l'énergie mécanique actionnant les dynamos est empruntée à une chute d'eau. La dépense réelle n'est alors que secondaire, et il importe surtout d'amortir les frais d'installation et d'entretien, en les répartissant plutôt d'après l'importance de l'installation que d'après la durée de l'éclairage, chaque client étant libre d'allumer ses lampes et de les éteindre à volonté.

En laissant, dans le contrat à forfait, le renouvellement des lampes cassées et usées à la charge de l'abonné, en dehors du forfait, on se ménage un frein salutaire contre l'usage immodéré et abusif de lumière, l'usure des lampes et leur dépréciation engageant l'abonné à n'allumer que les lampes dont il a besoin, et au moment où il en a besoin.

Le contrat à forfait convient enfin dans des installations importantes dont l'horaire est fixé à l'avance, et dont le nombre de foycrr alimentés reste sensiblement constant, dans un théâtre, par exemple. Le prix par.soirée est alors la base naturelle du contrat.

Compteurs de temps. — Les compteurs de temps, qui tienneiit le milieu entre le contrat à forfait et les compteurs d'énergie, ont pour but de faire connaître, à la simple inspection d'un cadran, la durée totale de fonctionnement de l'appareil d'utilisation auquel chacun d'eux est relié. Le compteur de temps convient à une lampe unique ou à un groupe de lampes fonctionnant simultanément, et il suppose la dépense de la lampe ou du groupe de lampes absolument constante pendant toute la durée du fonctionnement. L'emploi du compteur de temps exige que la compagnie exerce un contrôle incessant sur l'installation intérieure de l'abonné et aucun changement ne peut y être apporté sans le concours ou le consentement de la compagnie. Le renouvellement des lampes dont le verre n'est pas brisé est compris dans la location de l'énergie, ou peut être fait par un entrepreneur spécial à raison de tant par lampe et par heure. Voici, à titre d'exemple, quelques prix moyens ^ :

I Les ehilfires relatifs aux prix des locations et des appareils sont empruntés à des

(?) est fournie à

les ou 2 becs, â 9 cen-

becs, à 15 centimes

raison de 1/2 cealime

V^il^ilâ iMÎ'lineuse de 25 bougies,

^tant pas comprises dans

a lempf de H. Aubcrt,

— La boite du compiquelles on le fixe contre it de faire passer un (11 ffij^jiiès au haut et au bas de sEEiBBêer. — La boite du comp- -S-fcii^ passent les fils aboutisla manœuvre d'un inter- Çicclro-aimant qui attire i^Seî'f'K' P^'' ^" niouTcment, ~ ^jroeten marche et indique "7^'heures le temps exact irécîs où l'on interrompt iNl^j'essorl, et n'étant plus

SsfJldtDliiels dont nous ne dteiis

iO LES COMPTEURS D*ÉNERGtE ÉLECTRIQUE.

attirée par rélectro-aimant, reprend sa position première et le mouvement de la pendule s'arrête.

. Compteur Soulat, — Dans cet appareil, fondé sur le même principe, le mouvement d'horlogerie à pendule est remplacé par un mouvement à balancier, ce qui permet à l'appareil de fonctionner sans être parfaitement d'aplomb, comme l'exige le système précédent.

Compteurs Cauderay. — Le mouvement d'horlogerie à ressort de ce compteur est remplacé par un mécanisme actionné par le courant lui-même et que nous décrirons un peu plus loin, à propos de l'ampère-heure-mètre. Le fonctionnement est donc indéfini, et le compteur n'a pas besoin d'être remonté périodiquement. Cet avantage est compensé en partie par le prix plus élevé de l'appareil.

Compteur Hours-Humbert. — M. Uoura-Humbert a réalisé, en 1885, un compteur totalisateur de lampes-heure, dont un exemplaire figurait à l'Exposition d'électricité organisée à l'Observatoire par la Société internationale des Électriciens. En voici le principe sommaire, d'après une notice publiée par l'inventeur.

(( Dans une pendule d'un système quelconque, est un mobile

effectuant sa révolution en 6 minutes fjr, d'heure) et portant une

sorte d'aiguille passant, avec un léger frottement, sur une couronne de points de contact, isolés entre eux, et dont le nombre est, en principe, indéterminé.

« De cette aiguille, ou de la masse métallique dont elle fait partie, part un fil qui se rend au conducteur principal. Hais sur le circuit est un électro-aimant qui, à chaque émission de courant, fait avancer d'une division la première roue d'un appareil ordinaire de comptage.

(( De chaque dérivation de lampe, quand elle est munie d'une clef spéciale, ou de chaque groupe de lampes commandées par un seul commutateur, part un fil de sous-dérivation aboutissant, dans le premier cas, à un des points de contact de la couronne, dans le deuxième cas, à un groupe de points de contact égal en nombre à celui des lampes du groupe correspondant.

. « Supposons toutes les lampes éteintes : l'aiguille frotteuse passe, dans sa révolution périodique, sur tous les contacts de la couronne, sans déterminer d'émission de courant.

(( Si l'on allume une lampe, dès que l'aiguille frotteuse atteindra le courant, elle fermera le circuit et déterminera une émission de

LES GOIPTErBS ffÊmOK fLECTRlQGE. il

courant, qui agira sur l'appareil de comptage et le fera atancer d'une division.

c Pendant tout le temps que celte lampe restera seule allumée, ce mouvement se renouvellera une fois par période de six minutes; la lampe enregistrera aussi elle-même sa propre consommation.

a Si on allume une 2^, une 3', une 10^, une it^... lampe, le nombre d'émissions de courant qui se produiront par période de six mimites sera de 2, 5, 10... n, en fonction toujours constante des lampes allumées, que ces lampes fassent ou non partie de groupes.

< Des effets inverses et toujours proportionnels se produisent nécessairement par reflet de lexlinction de lampes ou groupe de lampes.

L'inventeur réclame en faveur de cet appareil les avantages suivants :

• Il est purement automatique.

a II est d'une rigoureuse exactitude. Le producteur et le consommateur peuvent avoir en lui une égale confiance. (?)

c 11 est à Tabri de toute fraude.

c Son mode de fonctionnement est intelligible à tous, qualité précieuse à laquelle le consonunateur a pour ainsi dire droit, et qui supprime toutes les causes de méfiance que sont susceptibles de faire naître les compteurs de courant.

a L'instrument se contrôle de lui-même par la simple comparaison des indications de l'aiguille de comptage pendant une période de six minutes avec le nombre de lampes à l'état d'activité.

« 11 laisse au producteur, et c'est justice (?), le bénéfice de tous les perfectionnements à Taide desquels une même quantité de courant pourrait actionner un plus grand nombre de lampes i

Le dernier avantage indiqué nous dispense de citer les autres, car il constitue, à notre avis, l'objection la plus grave contre l'adoption de cet appareil, le consonmiateur ne devant, en réalité, payer que l'énergie électrique qu'il consomme réellement.

Mécanisme pour mécanisme, nous préférons un compteur proprement dit, à un appareil aussi inexact en principe que compliqué en pratique, puisqu'il oblige à établir une canalisation secondaire de mesure chez chaque consommateur, et tout cela pour ne pas le laisser profiter des économies réalisées par un choix judicieux de bonnes lampes poussées au point qui correspond à leur meilleure utilisation.

Avrétons là l'examen de ces appareils de transition, pour aborder l'étude d'appareils répondant mieux aux véritables besoins d'une distribulion d'énergie électrique.

AMPÈRES-HEURE-MÈTRES OU COULOMBS-MÈTRES

Les appareils appartenant à cette classe sont plus généralement connus sous le nom de compteun (de <^antitë) éC électricité. Us peuvent se subdiviser en deux classes, suivant qu'ils emploient ou non un mouvement d'horlogerie servant à effectuer l'intégration en fonction du temps.

Les compteurs sans heures-mètre se subdivisent eux-mêmes en compteurs chimiques et en compteurs mécaniques, tandis que les compteurs avec heures-mètre forment, suivant la méthode d'intégration adoptée, des compteurs continus ou discontinus. Le tableau ci-dessous résume cette classification, en indiquant les noms des principaux appareils plus ou moins employés ou expérimentés appartenant à chaque type :

COMPTEURS D'ÉLSCTRlCITé, COULOMBS-MèTRES, OU AMPiBES-HEURB-MiTRES

Chimiques Edison.

SiRS BnmES-MiTM.. { [ ÂctioDs électromagnétiques.. | Tjnpnann

llécaniqu€t. . j Moteurs éleciriqnes } ^^^^'''

\ Actions caloriGques Forbes.

[ Intégrateur continu Aron.

Atec UECMEs-MÈTRE.. ] . Cauderav

( Intégrateur discontinu j j,equcnri*er.

Compteurs chimiques* — Les compteurs chimiques sont fondés sur les actions électrolytiques du courant, la quantité de métal déposé sur la cathode ou dissoute sur l'anode étant proportionnelle à la quantité d'électricité qui a traversé la cuve électrolytique. Une simple pesée suffit à déterminer la quantité d'électricité en ampères-heure par un calcul des plus simples.

Compteur Edison. — Edison est le premier qui ait réalisé des compteurs industriels fondés sur l'électrolyse. La figure 2 représente l'un des modèles qui figurait à l'Exposition d'électricité de 1881. L'appareil se compose essentiellement de deux voltamètres à zinc — les premiers compteurs étaient des voltamètres à cuivre — identiques, montés en dérivation sur deux résistances en maillechort intercalées dans le circuit de l'abonné. Ces voltamètres sont eux-mêmes montés en circuit avec une résistance en maillechort, réglée pour ne laisser passer dans le compteur qu'une fraction très faible du courant

total, de 7^ à tâïw:» suivant l'importance de la consommation, et ne

pas avoir à peser des dépôts trop lourds.

^ ']g^te jours ; le second

N^I^W^tB'ttl&'ib^SlIer te premier.

fennant les volta-

pour but d'em-

froids. A cet effel.

iaurniil ta Hatan).

tà^ûi^^U|g(^e courbe lorsque la , -^^p intense, établir un

Ë@&I^R£^a lampe à incaades- !K2j^;Vi|»e dans le compteur

hermétiquement fermé suffit pour élever la température de Tappareil momentanément transformé en étuve à chauffage électrique, et empêcher la solidification du liquide du voltamètre.

L'emploi de ce compteur présente des difficultés pratiques consi* dérables, car il faut changer la solution tous les mois, laver, rincer, sécher à Tétuve et peser soigneusement les plaques avant l'envoi chez le client, et répéter les mêmes opérations à leur retour tous les quinze jours. Ce sont là des manipulations fastidieuses qui augmentent dans une cerlaiue mesure le prix de la vérification des consommations, sans donner satisfaction complète à Tabonné, obligé de s*en rapporter à la bonne foi de la compagnie. Aussi les compteurs chimiques deviennent d*un emploi de plus en plus rare, et les progrès réalisés pendant ces dernières années par les compteurs mécaniques laissent penser qu'avant peu les arapères-heure-mètres chimiques n'auront plus qu'un intérêt purement historique.

Compteur totalisateur d' Edison. — Pour éviter l'opération délicate et fastidieuse des pesées, Edison avait imaginé un compteur totalisateur automatique représenté figure 5, et dont un exemplaire fut exposé en 1881 à Paris. Cet appareil est constitué par un voltamètre double. Chacun de ces voltamètres est formé par deux lames de cuivre roulées en cylindre et disposées concentriquement. Les lames extérieures sont fixes et plongent dans des vases en verre, les lames intérieures sont suspendues aux deux extrémités du fléau d'une balance très sensible. Les liaisons électriques des deux voltamètres sont telles que le courant qui les traverse tend à augmenter le poids de l'une des lames suspendues au fléau de la balance et à diminuer le poids de l'autre de la même quantité. La manœuvre d'un simple commutateur produira l'effet inverse.

La balance est réglée pour incliner d'un côté ou de l'autre sous l'influence d'une différence de poids déterminée, 1 gramme par. exemple, pour fixer les idées. Chaque fois que le compteur d'électricité aura été traversé par le nombre de coulombs correspondant à un dépôt de cuivre d'un côté, et à une usure de la lame opposée de l'autre côté, égale à 1 gramme, le fléau bascule. Le fléau en basculant manœuvre un commutateur qui inverse le courant et fait avancer d'une unité l'aiguille d'un compteur ordinaire.

La manœuvre du système inverseur et de l'aiguille du compteur demande un certain travail mécanique que le fléau ne pourrait pas produire par son déplacement, le fléau en se déplaçant ferme un circuit électrique et envoie le courant de la distribution générale dans des électro-aimants qui produisent le travail nécessaire au. fonc-

I ■•-■■Tw»-é*^S*'*''S^'"^ ^" cadran.

r.-^-^é-.^^&SSSiU^'^ pour lia dëpOt de

„^5,^..,J^4.Alî||'i||i1^gÛ!fl(i|fë égale à 1 ampère-

le nombre de fois que

directement sur le

'e-heure prés, la quan-

'â/^!(EBGIE ÉLECTRIQLE.

É|^bS.||il5'tiuw. Malgré son ingéniiHiit^. c«t Sftg ^Ê^f""''^^ ^ ^ fwatiqoe, si tant est E^H K^m' da bboninire et des eiposîtioDs.

SiH*a|0VuatJan sannnée en pied* cuba de

■ft — , ; , Z .^. «■ ~

'J^i**'^4§t^'''â^^^â^^*"^ utilisent les actions réciproques ||!p|lBf5t||PH|fWW2«iq«e pour consUtuer un moteur

^■^^^'^^■^D^^'^Çh^'IP*^^^^' ^ chaque inslant, sensiblemcn ^^i^j^fi!^^^3^t«^C^)»^ourant qui traverse l'appareil, tout

au moins entre les limites pour lesquelles il est construit. Il suffit alors de compter le nombre de tours effectués par l'appareil en un temps donné pour connaître, à une constante près, la quantité totale d'électricité qui a traversé l'appareil pendant le môme temps. Nous en décrirons quelques types caractéristiques.

Compteur Ferrantl (1883). — Cet appareil est fondé sur la rotation électromagnétique des liquides. Un bassin de mercure de forme quadrangulaire M (flg. 4), taillé dans une masse de fonte, est parcouru par le courant, du centre à la périphérie. Ce courant traverse une bobine circulaire ù axe vertical formée d'un certain nombre de tours d*une bande de cuivre D. Il se développe ainsi un champ magnétique intense, eu égard à la faible résistance magnétique de la fonte. Dans ces conditions, le mercure se met en mouvement et entraine un flotteur métallique R dont l'axe commande un enregistreur de tours.

Les frottements du mercure tournant dans la chambre de forme carrée forment un frein dont l'action croît avec la vitesse et permet, en proportionnant convenablement les dimensions de l'appareil, d'obtenir sensiblement la proportionnalité entre la vitesse de rotation et l'intensité du courant.

Les expériences faites en 1885 à l'Exposition d'Anvers par le Comité international chargé des essais électriques, ont montré que la proportionnalité n'est pas très satisfaisante, mais l'auteur a, croyonsnous, remédié à cet inconvénient par l'emploi d'un double enroulement qui corrige cette imperfection. La simplicité de l'appareil fait souhaiter que des perfectionnements judicieux fassent disparaître ce défaut assez sérieux.

Compteur de M. Ltppmann (1884). — Cet appareil ingénieux» dérivé de l'ampèremètre du même auteur, se compose essentiellement d'une petite chambre rectangulaire remplie de mercure, disposée entre les pôles d'un aimant et; parcourue par le courant à mesurer. Cette chambre communique, d'une part, avec un réservoir plein de mercure, d'autre part avec un tube recourbé dont l'extrémité ouverte se trouve au-dessus du réservoir. Lorsque le courant passe, l'action électromagnétique exercée par l'aimant sur le courant chasse le mercure contenu dans la chambre du réservoir vers le tube ; le mercure sort par l'extrémité du tube, retombe dans le réservoir, et l'appareil fonctionne alors comme une petite fontaine à mercure perpétuelle.

L'écoulement étant proportionnel à l'intensité du courant, il suffit d'intercaler sur le trajet du courant de mercure un compteur à liquide formé d'un auget à deux compartiments, mobile autour d'un axe de

18 LES œipmms d*éxergk électriqde.

rotation plus bas que son centre de graTÎté. L'on des c<Mnpartmients reçoit le jet de mercure : quand le poids de mercure a atteint une certaine valeur, Tauget bascule sous Faction de ce poids, le compartiment rempli se vide dans le réservoir; le second compartiment se présente en même temps sous ToriOce du tube, pour recevoir une charge de mercure, et pour produire à son tour un mouvement de bascule inverse du premier. Ces mouvements se transmettent, à Taide d'un encliquetage, à un compteur à cadrans. Une constante déterminée expérimentalement permet de tranrformer les indications des cadrans en coulombs ou en ampéres-heure.

Nous ignorons les raisons qui ont empêché cet appareil ingénieux de se répandre dans la pratique. Peut-être présentait-il, au point de vue de l'exactitude, le même défaut que le compteur Ferranti, mais il ne semble pas non plus qu*il soit impossible de faire disparaûtre ce défaut.

Dans les appareils que nous venons de décrire, la partie mobile du compteur est constituée par un liquide.

Dès 1879, Edison a proposé et expérimenté un compteur-moteur proprement dit, dans lequel la vitesse de rotation était proportionnelle à Fintensité du courant, entre certaines limites. Des appareils fondés sur le même principe ont été construits, en 1885, par Mil. Ayrton et Perry d'une part, et M. le docteur J. Hopkinson d'autre part; mais, comme les auteurs n'ont pas donné suite à ces recherches, nous ne pouvons que les signaler.

Compteur Siemens. — Plus récemment, en 1887, M. le docteur Werner Siemens, de Berlin, a imaginé et fait construire un compteurmoteur d*une disposition plus simple que les précédentes, et dont la figure 5 montre les dispositions de principe.

L'appareil se compose d'un anneau Gramme P fixé sur un axe vertical x^ entraînant dans son mouvement le système d'engrenage d*un compte-tours. Cet anneau est placé dans le champ magnétique produit par un aimant en U, et l'arbre entraîne avec lui un tube de cuivre K, K, entouré d'un tube fixe en fer Ë. Dans ces conditions, le mouvement de rotation est dû à un couple moteur proportionnel à l'intensité du courant I qui traverse l'anneau, et à un couple résistant dû aux courants de Foucault, développés dans le tube de cuivre K, K par sa rotation dans le champ magnétique autour de l'aimant N S. Pour chaque intensité, il en résulte donc une vitesse de régime cor-* respondant à l'équilibre des deux couples. Les deux couples variant dans le même sens avec l'affaiblissement de l'aimant, les vitesses de rotation sont, entre certaines limites, indépendantes de cet aimant. On règle la vitesse absolue du compteur par un décalage convenable

des balais B qui amènent le courant à l'anneau Gramme. L'appareil doit être placé en dérivation sur les conducteurs principaux, et réglé par rintercalation de résistance dans son circuit. Les frottements au départ faussent les indications lorsque le courant est faible. La proportionnalité est satisfaisante, sauf au début. M. le docteur Siemens propose de corriger cet inconvénient en faisant usage de deux compteurs -de sensibilités différentes, disposés en shunt sur le circuit principal. Un électro à ressort agirait comme commutateur et mettrait en circuit le compteur le plus sensible ou le moins sensible, suivant

Fig. 5. — Compteur-moteur de M. Wemer Siemens (1887)

rimportance du débit. La somme des indications des deux appareils donnerait la quantité d'électricité totale qui a traversé le circuit.

L'emploi de deux compteurs est, à notre avis, une complication à laquelle on peut se soustraire en pratique, en faisant payer la hcaiwn du compteur à un taux calculé pour tenir compte du retard de l'appareil lorsque le débit est faible. Cette correction d'ordre économique nous semble préférable à l'emploi de deux compteurs avec commutateur automatique.

Compteurs thbbmiques. — Bien que l'idée d'appliquer les actions

20 LES COMPTEURS DtNERGIE ÉLECTRIQUE.

calorifiques du courant à la mesure des quantités d*électricité ait été proposée à différentes reprises, elle n*a été réalisée pour la première fois qu en 1887, par M. le professeur G. Forbes de Londres, à Taide d*un appareil d'une élégante simplicité. Cet appareil se compose essentiellement d'une spirale plate de ûl de fer traversée par le courant, au-dessus de laquelle se trouve un petit ventilateur en mica très mince, et dont Taxe engrène avec un mouvement d'horlogerie. L'air chaud, en s'élevant, fait tourner le moulin, et le mouvement de rotation est d'autant plus rapide que l'air est plus chaud, c'est-à-dire que l'intensité du courant est plus grande.

Les expériences faites sur un modèle construit par M. Forbes ont fourni les résultats consignés dans le tableau ci-dessous :

La première ligne donne la valeur de l'intensité moyenne et la seconde le rapport de l'intensité du courant au nombre de tours effectués pendant l'unité de temps :

iDtentiité du courant en

ampères 0,25 0,35 0,45 0,6 0,75 12 3 6 12

Rapport de l'intensilé du

courant à la vitesse de

roUtion 76 61,25 50,4 51 50,75 51 51 50,7 51 51,6

L'appareil tourne donc proportionnellement à l'intensité du courant entre 0,5 ampère et 12 ampères.

L'appareil se met en mouvement pour des courants même très faibles, mais n'atteint sa vitesse normale qu'au bout de quelques minutes: cependant ceci ne constitue pas une erreur, parce qu'il ne s'arrête pas non plus dès que le courant cesse, et les deux erreurs se contrebalancent sensiblement. La température extérieure et la pression ne paraissent exercer aucune influence sur les indications de l'instrument.

Le compteur de M. Forbes est le premier appareil que nous ayons à signaler comme également applicable aux courants continus et aux courants alternatifs, mais il importe de faire remarquer qu'il ne constitue pas, lorsqu'il s'agit des courants alternatifs, un coulombs-mètre, au sens absolu du mot, car il ne mesure pas, avec ces courants, la quantité totale d'électricité qui a traversé le circuit.

En effet, pour un instant très court dt, la quantité de chaleur dégagée dans la résistance est égale à RWt; elle est donc proportionnelle au carré de l'intensité du courant. L'appareil étant réglé avec un courant continu et constant et tournant avec une vitesse proportionnelle à 0*, donne bien l'intégrale fsf^dty c'est-à-dire la quantité totale d'électricité qui l'a traversé, parce que, dans le cas d'un courant continu, v^P est bien égal à I. Mais lorsque l'appareil est traversé par des courants alternatifs ou périodiques rapides, sa vitesse n'est plus

LES COMPTEURS D^ÉNERGIE ÉLECTRIQUE. Si

proportionnelle à Tintensilé moyennef mais bien à la racine carrée de la moyenne des carrés de l'intensité, c*est-à-dire à 01*)mo». Il ne fonctionne donc plus comme un coulombs-mètre proprement dit. Cette observation est d'ailleurs tout en faveur de Texactitudc de Tappareil, car ce n'est pas l'intégrale de l'intensité moyenne, mais bien l'intégrale de la racine carrée de la moyenne des carrés qui mesure en réalité Ténergic fournie dans une distribution par courants alternatifs à potentiel moyen constant.

Compteurs-moteurs pour courants alternatifs. — Le seul appareil véritablement propre, dans tous les cas, à la mesure de l'énergie électrique absorbée par un appareil quelconque utilisant des courants alternatifs, est un watts-mètre intégrateur dont la bobine à fil fin en dérivation présente un coefficient de self-induction négligeable ou un watts-mètre enregistreur ayant la même propriété.

Mais le problème se simplifie et peut être résolu par des appareils moins complexes lorsque — c'est le cas de l'éclairage électrique, la seule application actuelle pratique des courants alternatifs — les trois conditions suivantes sont remplies :

1^ Le potentiel utile moyen de distribution est maintenu pratiquement constant;

2<^ Le temps périodique des courants alternatifs est pratiquement constant;

5^ Les appareils d'utilisation ne sont le siège d'aucune force électrpmotrice d'induction.

Dans ces conditions particulières, on peut avoir recours à certains appareils appartenant à la classe des compteurs-moteurs ei qui, par des dispositions relativement simples, permettent de mesurer, non pas, comme on le dit et le < roit communément, les quantités d'électricité, mais le facteur plus complexe qui intervient dans la mesure de l'énergie électrique dépensée dans l'appareil d'utilisation, c'est-à-dire que ces appareils intègrent la racine caiTée de la moyenne des carrés de l'intensité et déterminent, par une lecture directe sur un cadran, le facteur :

Vd'U dt. (i)

Il est donc inexact d'appeler ces appareils des coulombs-mètres ou des ampères-heure-mètres^ et à défaut d'un nom approprié, nous préférons les désigner par l'expression un peu vague de compteurs pour courants alternatifs.

Le principe général sur lequel les compteurs pour courants adter-

î% LES^ COMPTEURS D'ÉNKRGIË ÉLECTRIQUE.

natifs sont fondés consiste dans Tutilisation des phénomènes d^induc* tion à la mise en rotation d'un axe dont la vitesse angulaire est fonction de \/(l%oy' Sî, par un artifice convenable, on peut, entre certaines limites pour lesquelles Tappareil est construit, rendre la vitesse angulaire proportionnelle à \/(l*)moif» il suffit d'adjoindre à l'appareil un compte-tours pour effectuer l'intégration (1), et en déduire l'éneipe électrique dépensée par l'appareil d'utilisation, dans l'hypothèse pratiquement exacte où les trois conditions indiquées ci-dessus sont remplies.

On peut considérer les compteurs pour courants alternatifs comme les premiers résultats pratiques des recherches faites de divers côtés pour utiliser ces courants à la production de la force motrice lorsqu'on ne veut pas s'astreindre à un synchronisme parfait entre le temps périodique du générateur et celui du moteur.

Les travaux tout récents sur cette question se réduisent à un mémoire publié par H. Galileo Ferraris^ et à une note présentée par M. Nicolas Testa à ï American Imtitvte of Electrical Engineer$ le 16 mai 1888.

Parallèlement à ces recherches, MM. Borel et Paccaud de Cortaillod (Suisse) et M. O.-B. Schallenberger, électricien de la Westingkouse Electric C^, poursuivant un résultat plus modeste, ont réussi, ce dernier surtout, à réaliser un compteur industriel pour courants alternatifs.

C'est le compteur de M. Schallenberger, aujourd'hui adopté par la Westingkouse Electric C®, que nous allons décrire à titre d'exemple, en empruntant les figures qui le représentent à The Electrical Engi* neer.

La figure 6 est un diagramme de principe qui permet d'en comprendre le fonctionnement ; la figure 7 montre les dispositions pratiques du modèle industriel adopté par la Westingkouse Electric C\

Bans la figure 6^ a est un anneau plat de fer doux forgé monté sur un disque léger de laiton ou d'aluminium, et solidement fixé sur un axe léger en acier; 6, b sont des plaques de cuivre de forme rectangulaire percées de trous également rectangulaires, vissées ensemble et entourant le disque le plus près possible, mais sans le toucher. Cet ensemble de plaques est fixe dans l'espace, mais peut être placé sous différents angles et maintenu en place à l'aide d'un secteur et d'une vis qui sert à le fixer ; c est une bobine verticale en deux parties, pour laisser la place de l'axe, bobine traversée par les courants alternatifs à mesurer.

* Rotations électrodynomiques produites par les courants alternatifs (Atti^della B. A. délie scimze di Torino, vol. XXHI, mars 1888).

' l»MidiaSDHlB>1j|^tniDeceiiaiaerractioDde l^. " ' ■ ■* i««(»4^[S^^g9iiflAKu de fer a, à la façoo ^^^^MàMSiK9ii:ÉiiSi'&^SU H.i[> aimant de boussole

- VoeeipUn.

i^xiîl^aiigeant paiement de

ion du champ variable

ibies développés dans

'*b, on trouve qu'elle se

-... ..'*"Jours de même sens

'*S*'w^lPns 's sens indiqué par

îi|«nt, et tant qu'on n'ap-

^ l'anneau a, la valeui'

;2melleà la moyenne des

' le créer une résistance

carré de la vitesse,

\<^ à chaque instant, pro-

rintégntion (1),

LSS GOMPTEimS HrfclERGiE ÉL£GTRlQUi:<

Toutes ces conditions sont à peu près remplies dans le modèle représenté figure 7 ; l'axe est muni à la partie inférieure d'ailettes frottant dans l'air et qui, dans les limites pratiques» satisfont aux conditions exigées par l'appareil.

Dans le modèle dit de 40 ampères, le départ du compteur ne se produit qu'à i,5 ampère, c'est-à-dire à 5 pour 100 du débit maximum de l'appareil. Les erreurs de l'appareil oscillent de 1 pour 100 en plus ou en moins jusqu'à 40 ampères et, lorsque l'appareil est surchargé jusqu'à 49,3 ampères, le compteur indique un retard de 7,9 pour 100,

Fig. 7. " Vue d'ensemble du compteur Scbalienbergcr. — Élévation.

toutes ces mesures étant faites avec rélectrodynamomètrc comme appareil de contrôle.

La sensibilité de l'appareil se régie par l'inclinaison plus ou moins grande donnée à la bobine a par rapport à la bobine c, et l'on dispose ainsi d'un moyen simple de supprimer la constante et de faire directement les lectures en ampères-heure, sous les réserves formulées plu§ haut.

Cet appareil est 3pécialement construit pour les distributions par

LES GOMPTEDRS D'fiNERGtE ÊLECTRIQUK. S5

transfomiateurs en Amérique, avec des machities donnant i 6 000 allernativités ou 8000 périodes par minute. Les constantes seraient toutes différentes sur les distributions du système Zipemowsky, oùlesalternativités ne dépassent pas 6000 par minute.

Le même type de compteur peut servir pour toutes les installations, quel que soit le nombre de lampes. Il suffit pour cela, au lieu de disposer la bobine e directement dans le circuit, de la mettre sur le circuit secondaire d*un petit transformateur approprié dont le circuit primaire est intercalé dans le circuit de distribution.

Ce transformateur, dont les dimensions sont très restreintes, n'augmente pas sensiblement le prix du compteur.

Quoi qu'il en soit, le compteur Schallenberger est un instrument pratique, simple et intéressant, et qui semble résoudre suffîsamment le problème au point de vue pratique.

COMPTEURS ▲ HEDRES-IIETRE

Dans tous les compteurs de quantité d*clectricité décrits jusqu'ici, Tenregistrement s'obtient sans appareil spécial chargé de tenir compte du temps d'une façon explicite, l'appareil tenant implicitement compte de ce facteur en proportionnant la rapidité du dépôt dans les compteurs chimiques, ou la vitesse de rotation dans les compteursmoteurs, à l'intensité du courant.

Il nous reste maintenant à examiner un certain nombre de compteurs dans lesquels un mouvement d'horlogerie intervient pour tenir compte du temps. Nous les diviserons en intégrateurs continus ou discontinus, suivant la manière dont ils effectuent l'intégration.

Compteurs a ihtégration contiiiue. — Les appareils appartenant à cette classe sont de beaucoup les plus parfaits au point de vue tliéorique, car ils tiennent compte, en principe, de toute quantité d'électricité ayant traversé l'appareil, même pendant un temps très court, tandis que les appareils à intégration discontinue peuvent, suivant les cas, n'en tenir aucun compte ou, au contraire, en tenir coinpte dans une trop grande mesure. Ajoutons que, au point de vue industriel, c'est là un inconvénient sans importance pratique, car les erreurs de cette nature se compensent sensiblement au bout d'un temps assez long, un mois par exemple.

Compteur Aron. — L'idée d'appliquer le relard ou Tavance que peut produira un courant électrique sur la vitesse d'oscillation d*un

i$ LES GOMPTEIIBS ITtNCRGIE fLECTRIQIIE.

pendole a été émise à dÎTenes reprises, nuds elle a été

et effeetÎTement appliquée pour la première fois par M. le docteur

H. Arouy de Berlin.

Théorie du cùmpttftr knm. — La durée d'oscillation double d*un pendule de longueur dont K est le moment d*inertie par rapport à Taxe d*osci]lation, et F la force s*exerçant à une distance / de l'axe, a pour valeur :

et le nombre it d'oscillalions simples effectuées dans un temps l est :

Si ce pendille est constitué par un aimant de moment magnétique SfH placé au-dessus d'une bobine verticale produisant un champ magnétique vertical agissant sur le pôle nord du barreau — le pôle tud étant assez éloigné pour que l'action de la bobine soit négligeable — de façon à augmenter la force exercée par la pesanteur, le pendule s'nccélérerà, et la nouvelle durée d'une oscillation double sera donnée par la formule :

"=-VfÎ

F/ -f aSTll

a étant une constante tenant compte de la forme de la bobine, de sa position par rapport à Taimant et de la distance de cet aimant à Taxe d*oscillation, et 1 l'intensité du courant qui traverse la bobine.

Le nombre N d'oscillations simples effectuées par le pendule pendant le même temps aura pour expression :

i a9fïl et, en posant r; = -py >

on a :

Si la force exercée par la pesanteur est plus grande que celle due

® mSîI f B«f «S'i^i'i'j

développer en série

Jiïpe 1887).

m^î|^4{>^4è'^i'^^^â^ll'^^"^'^^ qui a traversé

Jc-ar ■»• V ;SK "2"S' 'ïï-'ar

f» LES COMPTEURS DtfŒRGIE ÉLECTBiQUE.

le circuit pendant les n oscillations simples ou le temps I, est proportionnelle à la diflerence do nombre des oscillations efTectaées pendant le même temps par le pendule avec et sans Taction du courant d'intensité 1. Le problème pratique se réduit à enr^îstrer simplement cette différence.

Le premier appareil construit par M. Aron, en 1884, se composait d*one seule horloge : la mesure de Vavance de cette horloge pendant un temps donné faisait connaître la quantité d*électricilé ayant traversé la bobine pendant le même temps (on pourrait obtenir le même résultat en faisant retarder Yhorlog^f mais le courant produirait alors la désaimantation du barreau et fausserait rapidement la constante de l'appareil). Il fallait donc comparer Thorloge-compteur à une autre horloge indépendante* ce qui était peu pratique et pouvait occasionner des difficultés.

Dans des appareils plus récents, cette comparaison est rendue inutile. La figure 8 montre le dernier type de compteur de M. H. Aron réduit à sa forme la plus simple.

11 se compose de deux pendules actionnés par deux mouvements d*horIogorie absolument distincts : Tun des pendules porte une lentille ordinaire, en métal non magnétique, Tautre pendule porte un aimant droit oscillant au-dessus d*une bobine à axe vertical.

Lorsque la bobine n*est traversée par aucun courant» les deux pendules oscillent synchroniquement, et ce synchronisme est facilement obtenu en faisant varier la longueur du pendule en laiton.

Dès qu*nn courant traverse la bobine, le pendule de droite bat plus vite, et, entre certaines limites, proportionnellement à Tintensité du courant.

Pour enregistrer la différence de marche des deux pendules, chacun des mouvements d'horlogerie conunandé par le pendule correspondant actionne une roue dentée conique spéciale.

Ces deux roues coniques de même diamètre tournent en sens inverse et à la même vitesse lorsque les deux pendules battent synchroniquement.

Ces deux roues A et B (fig. 9) font partie d'un train épicycloîdal dont la troisième roue C engrène avec les deux premières, mais est folle sur son propre axe D.

Cet axe est fixé lui-même sur un autre axe perpendiculaire E, concentrique avec Taxe des deux roues A et B. Ce dernier axe E commande un compte-tours dont les 5 cadrans sont seuls visibles lorsque la boîte du compteur est fermée.

Si les deux roues A et B tournent à la même vitesse, la roue satellite C, son axe D et Taxe E sur lequel il est fixé restent immobiles dans

^bi|â4*a|i «filles du compteur Amn.

it convenablement U iiS4'approcher ou l'éloiliù^iitante égale à l'unité,

^^-un appareil des plus

^^^^urd'hui très répaudu

distributions à deux

le pendule magné-

f^e deux bobines, une

^^lFt*?îy3*«*''Ii'P^^ '^^ compteurs à

i^icE«*^iŒ<n<^F^ imaginé par M. Ver-

:'*eB'>w Exposition faite au

iil, baptisé par son

i^principe â constituer

\t^F est remplacée par

~ T. Ou n'a plus alors

!nt un appareil sans

'moteurs et les comp-

y^'^-B' 18 88*^^^^$^ Aeai. pièces de fer en fwme de *^'S^'&i9ii^^'*imV^*^ '^ J^^ '^'"'^ "''^ équilibrée I Bi)ËtH'l3EliSb$.'fl «ertical; ces deux eraisBanls ae J uKlINv^^N^ll^rS'^'*^^ ^^' t'0'3<ri'<n> cooranl l'f^ ^JBI*» BI IStM^ ''^ cercle en (er doox tendnd à LsaiMt.** fM — i— J!"|g( oscillenl, lorsqu'on les éloigne

t proportionnelle à imtenaité du Il saCBt donc de donner nue légère

feUe arrive dans la poeitioa d'éqni-

final de 1. TeraoB-Bois.

QgiSns, ce qui se fail très simplement

33î|ue établi par la roue elle-même

,„„9&âre celte position d'équilibre. Ce

■^itjl^l dans un pelît éleclro-aimanl de

i^^f^^niature en fer doui calée un peu

^«■l!»*!^. lui donne uue impulsion nou-

''^■^-"^îssaire, sans altérer le régime de

|n^F|ïterie actionnée par la roue totalise

"^EBflwantîté loUle d'électricité qui a

'I^^Uications à l'aide de poids plus ou

i^H^on par des vis de réglage, suivant

^î^nt trop grandes ou trop faibles.

^t'^areil imaginé et réa-

'- j^figure ÏI. Les figures

Race el d'arrière.

ttriogerie el tournant e, par eiemple. Ce :boite i musique, est ;iale sur des cercles

p surface du cylindre, égales, ne reçoit iche et à droite du :Ies o, deux dents; jusqu'aux extrémités

lî

^ûdra se placer en face du cercle n, g9> la dcDt d, placée sur le cercle tt,

viendra presser légèrement Uaiguiile a, et, au moyen d'une disposition mécanique, fera avancer Taiguille d*un enregistreur, semblable à ceux employés dans les compteurs à gaz, d*une unité par seconde, puisque nous avons admis que le cylindre R tournait sur lui-même à raison d'un tour par seconde.

Si le courant qui traverse lappareil a une intensité de deux ampères, raiguillc a viendra se placer en face du cercle o, sur lequel se trouvent deux dents, et, à cliaque tour du cylindre, les aiguilles du compteur enregistreront deux unités, et ainsi de suite pour une intensité plus considérable.

Examinons successivement les divers organes qui remplissent ces différentes fonctions.

Mouvement d*horlogerie. — Pour éviter un remontage fréquent, obtenir un mouvement robuste, permettre à l'appareil de fonctionner malgré un défaut d'aplomb et réduire le prix, M. Gauderay a imaginé un mouvement d'horlogerie empruntant l'énergie qui l'acliopne à la source elle-même, et proportionnellement à ses besoins. Ce mouvement se compose d'un balancier circulaire 11, pesant 700 grammes environ (fig. 14), oscillant autour d'un axe vertical M, à raison d'une oscillation double par seconde, sous l'action d'un ressort en spirale I. Un courant dérivé sur la canalisation traverse les bobines K qui attirent les armatures L, L, et leur communique ainsi une impulsion. Les quatre bobines K montées en tension ont 1000 ohms de résistance totale, c'est donc un courant de 0,1 d'ampère qui passe à chaque nouvelle impulsion, représentant une quantité constante de 9 à 10 coulombs par heure de marche, quelle que soit la puissance du compteur, quantité d'électricité absolument négligeable.

Pour envoyer le courant dans les bobines au moment opportun. Taxe M porte un collier g et une pièce h en forme d'excentrique sur laquelle sont ménagées deux entailles. A chaque oscillation du balancier, l'excentrique h frotte en la poussant de côté l'extrémité d'une lamelle rigide en acier / (fig. 15 et 16), pouvant osciller autour du point o, mais toujours ramenée à sa position normale par deux ressorts en spirale />,p. Cette lamelle / et les spirales p^p sont fixées au milieu d'une lame r en acier flexible vissée en f sur un support fixe isolé. L'extrémité de celte lame r porte un contact en platine m, lequel vient toucher la vis n lorsque l'excentrique h pousse la lamelle /. Le contact ferme alors le circuit sur les bobines K, ce qui se produit : 1* lorsque l'appareil est au repos; 2° lorsque, par suite de l'affaiblissement graduel des amplitudes successives, il arrive un moment où l'excentrique h ne dépassant plus la lamelle l, celle-ci, au retour de

# lilitHîili^ÎARGIE ÉLECTRIQUE.

.tt^iMfce des entailles, ce qui lui fait .'^tt^fP^'osEnri V contre la vis n el ferme

■essort ut le temps que dure

contact iproduit à inter-

des. Ce remontage périodique est le H. Hipp, de Neuchâtel, modifié

li^!^f^^'w^*^T<^")^i''^ ^' pouvoir se remettre de

LES ODIPTEFRS l>*Ë!(F]M»K ÛJBCIUQCE. Sa

Il peot airirer qiie« pjr suite d'uo défaut de réglage ou d'une rb mal serrée, la lamelle ne reste plus prise dans les entailles de l'excentrique, le contact ne puisse plus s*établir a^ec la ¥is et 1 appareil cesse de fonctionner. Pour remédier à eet incouTènÎMit, TinTen-

./ffl

- fT\

Fiç. 15 tf ICl —

teor a récemment imaginé un contact de seamn ou de tûrtte qui ne produit son effet que si le premier cesse accidentellement de fonctionner. A cet effet, Tarbre M porte un excentrique e,e,e (Gg. i7)« lequel, à chaque oscillation, pousse le galet G fixé sur le levier L ramené au contact par un ressort antagoniste S. Mais comme le levier

iSi'^ 'vyi

¥ig. 17. — Contacl de sûreté da moaremeDl dlioriogerie,

L en porte un autre, B, s^engageant dans les dents d'une roue à rochet R et commandant un volant à ailettes Y, par un train de roues dentées RSR'.R', le rochet R ne permet au levier B de venir que trèslentement au contact. Tant que la lamelle fonctionne régulièrement,

IX* oyvïïTi^^

l>K«ft!-yf>* ftyj^**^ Vt T^]^ G Kl»? f'A car §ar»oie «1 îl n'y a prr^k, «df i b îr.l^ «b «^fitCi*- <.:clart ci^re E et F. Sî wk canse

b%UiKi^ tivt.Aim^ en ^'arrèust. p^nEi^m.t »« kri^ L d^ pixMhiîre

a:rai le babnci^rr eo Wfj^%*ru^zl,

AïKpèremètre. — Le pcemier f'Ai^\'\rfir c«xi5îrLÎt f^r l'îiiTenteQr avait an arnpéreiiKire du module de V. Marcel Def;*iy^ iDi>ii*> de laçoo à n^fwlre «e» îndi<ati>QS pn>p->rti.>Diielle5 à ^û:trtt^;!ê du couraDt dans 1^ limita d'emploi. Uo aimant A î.z- 1^- porte des tîs deslioêes à

Fig' IS. — Compteur de M. Caodeny. — Ampèremètre.

régler Tappareil et à corriger rafTaiblissement de l'aimant. Les bobines â gros fil 1) agissent sur l'aiguille t, fixée sur le même axe que l'aiguille indicatrice en aluminium a. Cette aiguille porte à son extrémité libre un petit bloc en bronze durci h^ contre lequel appuient les dents du cylindre et qui le repoussent de 1 à 2 mm en arrière en faisant fléchir laiguille.

Cet appareil est généralement remplacé aujourd'hui par un modèle à èlectrodynamomètre, parce qu'il n'est pas applicable aux courants alternalifs et que l'affaiblissement continu de l'aimant nécessitait des

19), le courant

(llg. 20).

seconde

dépla-

modi6e

bobiaes.

jf resler, malgré leur

lilé du courant qui les ressort, équilibre le ce couple mécanique

, ^^ , jBioDS de l'aiguille res-

HÏ^a£l)^>£^ peut effectuer rioté-

^'^5:f'&*-XK-^^S''J^'a"S'ê^^^*i«es. redressés ou ^ S|^^'"^*^'"'*^''^'w»^f*^!^'^!i*ég''3l"0n q""'' effectue W ^«^^^^^*KTMl^y'lÈ*^^^3- Forhes.

'^-^^I^^:%-^^|p4p^^^Ni*^^^ en faisant passer le :S;£^^^^^3Îpc^^|Ô^^duit H. Cauderay i

~^S&4||i<|Srt^a|5di^^(f&|«aaiD0inètre avec deux Olâ |i4^)n|liaMS)i^it«^«Bn^|euii mobile, comme le fait

^M'if?rn^jf?^goifii|i?^g. 31), dans lequel la bobine

m^il«l^f|tMiM'ffl^£^l9;: plaque de fer doux. La plaque

^H!C01^liili)Kttâr|gse placer dans le llui de force

â^^(Sf£fâj{»É^BE(-ementâ la bobine, et produit un

^^»S|pâjiHUS^£&U!9^3r<C9rant. A l'aide d'un ressort conve-

l^i^rtHntiron peut encore ramener les dé?ia-

"^^ «^courants, mais c'est là un appi-

■^ns spéciaux dans la construction

1ère applicable avec les courants

^t^ 4$«rS^indres de bottes à musique. La ^i&Sc^^Iilèpend de la nature de l'appareil

^^-=- — — *'*"j^^^;^çy]i[jdrg egt double, c'est-à-dire

^S^ii^a^i^à^lau zéro, elle se trouve au milieu

l^l^^'^i' ^■^1^''"'''^ ^^^ dents, quelque soit le

E£«j^É^^lJig^é^Ôl^^''^ A armature de fer doux ou à

^£i)^*>^>|§é^^iS« étant indépendantes du sens du

i^^'^(^^*^S" ^^"' ^^^^- ^^ cylindre tourne à

!d%2*^>iïli^ ^l'''^"' ^^ ^ ^'^"'' ^" ^^^ secondes à

^«^'^S'^B^'^t^^^^^Cnsité maxima que l'appareil doit

^J^^M^^^^^^*^' l*'"^ '^ nombre de dents qui

!^')\i^^â»l^'(^i^cSè!^nt 1 tour du cylindre augmente.

Chaque fois qu'une dent rencontre Taiguille, un mouvement de bascule se produit et une combinaison très simple de leviers fait avancer un compte-tours d'une unité.

En donnant une certaine largeur au bloc qui termine l'aiguille, on peut réduire considérablement le nombre total des dents sur le cylindre sans nuire à la précision de Tintégration ainsi effectuée. La graduation établie primitivement en mtfricLcoulombs, est aujourd'hui exclusivement en ampères-heure, c'est-à-dire en amités industrielles de quantité d'électricité.

La figure 22 montre l'ensemble d'une dérivation établie chez un

Fig. 32. — Installation complète d'un compteur.

A, A', B,B', conducteurs de distribution. — C,E, D,F, dérivations. — R^R', interrupteur double. -' f.ft coupe-circuits de sAreté. — H,G, Ijoraes d'enlrée du courant dans le compteur. — H',G', bornes de sorlic. — M,M, lampes.

abonné avec toutes les communications nécessaires. La légende qui accompagne la figure nous dispense de toute explication.

De légères modifications, que nous indiquerons ultérieurement, permettent de transformer facilement Tampères -heure-mètre en wattsheure-mètre.

Compteur Cauderay sans cylindre. — Dans le but de créer un appareil plus simple, moins coûteux et spécialement applicable aux petites installations, M. Cauderay a imaginé et construit, en 1885, un compteur dans lequel se retrouvent la plupart des organes précédemment décrits, sauf le cylindre.

Il se distingue en principe du compteur à cylindre par ce fait qu'au lieu d'enregistrer des quantités égales à intervalles de temps inégaux, il enregistre des quantités inégales à intervalles égaux.

A cet effet, l'axe H du mouvement d'horlogerie porte un excen^ trique conique B (fig. 25) qui participe à son mouvement d'oscillation. Â est l'aiguille de l'ampèremètre portant à son extrémité libre un petit galet G mobile dans une chape.

LESaMFTERS ïftSSMGSE CLfOUQTE.

Lgmqn aucun eoorant ne traverse Fapparàl, rœmlrîqiie eomqve oscille sans toocber le galet, ef rien ne s*enresîslr>?, mais si on eoonnl fait dérier l'ai^ille de U à I, â chaque oscillation l'eicentrîqne

Fiç, S3. — Tue blénie et de lace de l'an des eoMplear» Camâenj saas ryliadre.

poussera Taiguille en arrière d*une certaine quantité. Derrière cette aiguille se trouve un cadre D mobile autour du point F et portant un cliquet E qui commande une roue à roeliet R. A chaque oscillation le cadre D est donc poussé par Taiguille, et décrit un arc d'autant plus grand que, le courant étant plus intense, l'aiguille vient se pré-

Fig. 24. — Plan du mécaoisme da compteur Cauderay, saas cylindre.

senter devant une partie plus large de l'excentrique. H y a ainsi une inscription à chaque oscillation. L'excentrique conique porte des rainures transversales pour bien définir la position de l'aiguille à chaque oscillation.

Compteur de temps. — En simplifiant encore le mécanisme, H. Cauderay a réalisé un compteur de temps dans lequel il n*y a plus que le mouvement dUiorlogerie commandant directement' le compteur ou enregistreur à cadran. L'appareil se met en marche au moment où Ton met en fonction Tappareil ou le groupe d'appareils qu'il doit contrôler, et s'arrête de lui-même lorsqu'on ouvre le circuit. Ce compteur de temps à l'avantage de fonctionner indéfiniment sans être remonté, au prix d'une dépense insignifiante d'énergie électrique nécessaire à l'entretien de son mouvement.

D'autres inventeurs ont aussi appliqué le principe de l'intégration de quantités inégales à intervalles de temps égaux pour réaliser des aiiipères-heure-mètres industriels qui ne différent du compteur Cauderay que par des détails de construction.

Page 1