VOLTS-HEURE -METRES
Lorsqu'on distribue l'énergie électrique à potentiel constant, nous avons vu qu'il suffit de mesurer la quantité d'électricité fournie à l'abonné pour connaître la dépense correspondante en watts-heure. De même, dans les distributions à intensité constante, il suffit de mesurer les volts-heure fournis à l'abonné.
Tous les ampères-heure-mètres décrits jusqu'ici peuvent, par une modification insignifiante de l'appareil de mesure, être transformés en volts-heure-mètres, et leur description peut se réduire, par suite, à l'indication de cette modification.
Compteur chimique. — Le compteur Edison est celui qui se prête le mieux à sa transformation en volts-heure-mèlres : il suffit de l'établir en dérivation sur les deux bornes d'entrée et de sortie du courant chez chaque abonné, en intercalant dans son circuit une résistance formée d'un métal dont le coefficient de température est faible (maillechort ou platinoïde). L'intensité qui traverse la dérivation étant proportionnelle à chaque instant à la différence de potentiel e entre les deux points de dérivation, la masse de métal déposée fait connaître, à un facteur constant près, fedt.
M. Arthur Wright, qui fait usage de volts-heure -mètres' ëlectrochimiques dans une distribution à intensité constante établie à Brighton, a imaginé un système ingénieux de compteur, auquel il donne le nom de Compte^ir Faraday, et dans lequel il se dispense de peser les dépôts. Le principe de cet appareil consiste à suspendre la lame de
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zinc sur laquelle s*effeeUie le dépôt à un pesoir analogue à ceux de certains pése-leltres. L'augmentation des poids, indiquée sur un cadran gradué. Tait connaître Jtdl.
L'appareil est gradué directement non pas en voU^àgurûf comme le voudrait la logique» mais en unités dm Board of Trade (iOOO wattsheure), parce que l'intensité est supposée constante et réglée à 10 ampères*.
Compteun mécaniques» — Tous les ampères-heure-mètres à bobine en circuit peuvent se transformer en volts-heure-mètres en substituant à la bobine de circuit à gros fil une bobine à fil fin en dérivation. Les compteurs Aron et Cauderay se prêtent très facilement à cette modification. Le compteur Forbcs également; les compteurs à rotation (Ferranti ou Lippmann) ne se prêteraient que très difficilement en pratique à leur transformation en voIts-heure-métres« et il en est de même du compteur Siemens. Il faut remarquer que dans tous les appareils à rotation électromagnétique la force contre-électremetrice due ù la rotation du système est de nature à modifier et à fausser les indications de Tappareil dont la tendance Ihéorique sera de retarder pour les grandes consommations.
Ajoutons que la question se complique encore, pour les courants alternatifs du fait de la self-induction du voltmètre, du décalage entre la force électromotrice et l'intensité, lorsque l'appareil d'utilisalion est le siège de forces électromotrices d'induction (self ou mutuelle), et enfin du fait que la mesure effectuée n'est pas, en toute rigueur, celle des volts-heure, mais bien celle de la quantité plus complexe :
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Il ne faut donc employer les volts-heure-mètres avec les courants alternatifs, ou même redressés, qu'avec les plus grandes précautions, sous peine de mesurer et de tarifer tout autre chose que l'énergie réellement fournie à Fabonné : on doit alors avoir recours à des wattsheure-mètres construits spécialement pour ces courants.
^ Nous ne saurions protester trop énergiquement contre cette graduation absolument inexacte. Un appareil quelconque ne devrait être gradué qu'en fonction de la grandeur qu'il mesure effectivement, lorsque les éléments qui peuvent faire varier ses indications sont en dehoi*s de l'appareil lui-même. Ainsi, par exemple, un voltmètre à fil fin qui mesure en réalité Vinlenstté du courant qui le traverse, peut cependant être gradué en volU. Le volts-heure-mëtre de M. Wright ne peut pas être gradué en watts-heure. Nous croyons inutile d'expliquer ici les raisons de ces difîérences qu'il était cependant nécessaire de signaler.
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4i LES COMPTEURS DtNERGIE ÉLECTRIQUE.
d'intensité I et le circuit fixe produisant un champ proportionnel à E, est alors, entre certaines limites, sensiblement proportionnel au produit El. Si les résistances mécaniques opposées au mouvement du circuit mobile sont elles-mêmes proportionnelles à la vitesse de rotation, on réalisera ainsi un système dans lequel les vitesses sont proportionnelles à chaque instant au produit El. Le nombre de tours effectués par Taxe de rotation pendant le temps T représentera précisément, à un facteur constant près, / Eldty c'est-à-dire l'énergie
électrique dépensée dans le circuit pendant le même temps.
MM. Ayrton et Perry ont proposé en 1882 un appareil fondé sur ce principe. En 1886, M. Weston en a réalisé un représenté figure 25, dont ce que nous avons dit suffit à expliquer le principe. Il est probable que les résultats industriels n*ont pas été satisfaisants, car Tapparcil de M. Weston n*a pas encore quitté le laboratoire de son inventeur. Les walts-heurc-métres actuellement employés sont tous exclusivement à heures-mètre. v