DISCUSSION DU ROLE DE L’INSUFFISANCE GASTRO-INTESTINALE
ROLE DU FOoïr.
Elle pourrait s'exercer suivant une double modalité : ou bien il s'agirait d’irritation directe du rein par les toxines résorbées par la muqueuse gastro-intestinale, ou bien on aurait affaire à une action intermédiaire
Mo) Mons VO Le
de ces toxines, exercée sur le foie dont elles viendraient troubler le fonctionnement de manière à provoquer l’albuminurie.
La prépondérance de l'atteinte hépatique serait indiquée d’après M. J. TESSIER par la prédominance de la globulinurie sur la sérinurie. En somme, au niveau d'un estomac chroniquement enfiammé dilaté, contenant des liquides de stase pourraient naître des produits toxiques, qui exerceraient une action irritante sur les bouquets glomérulaires, et surtout les épithéliums rénaux. D'ailleurs il pourrait s'agir non seulement des
substances nées par les fermentations chimiques du
contenu gastro-intestinal, mais aussi des toxines microbiennes ; ces dernières proviendraient d'infection passagère du tube digestif et en particulier de l’exaltation de la virulence de la flore colibacillaire.
Cette théorie de l’auto-intoxication avait été soutenue autrefois par J. TESSIER et ARNOZAN. Contre elle, A. Robin s'était inscrit en taux. Ayant recherché avec Kuss la toxicité du contenu gastrique dans les dyspepsies hypersthéniques compliquées d’albuminuries, il lui fut impossible de démontrer l'existence de ces toxines.
Quelle que soit l'opinion à laquelle on se rallie, il est vraisemblable d'admettre que le foie intervient fréquemment dans la génèse de ces albuminuries digestives : Il est en effet l’infermédiaire par lequel doivent passer les produits de l'élaboration digestive avant d'être livrée à la circulation générale. Par ailleurs, si l’on envisage maintenant la pathogénie des albuminuries dites cycliques, le rôle du foie semble également devoir être incriminé.
Dre Le