‹ Les Conceptions Pathogéniques Actuelles Sur Les Affections Intestinales Du NourrissonChapitre 9 sur 11 · RUB · texte numérisé non relu

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Sigfried a découvert un corps, le nucléon, en bien plus grande quantité dans le lait de la femme que dans celui de la vache.

Ces découvertes, et l'échec de toutes les proposiions émises dans le domaine de l’allaitement artificiel pour améliorer ses conditions, ont amené Escherich à se demander si, à côté des corps nutritifs et des sels, sur lesquels on a jusqu'ici exclusivement fixé lattention, il n'existe pas d’autres éléments qui, sans contribuer directement à la constitution de lorganisme ou à sa réserve d’énergie, sont néanmoins d’une importance capitale pour la prospérité du nourrisson. Pour Escherich, les accidents qui atteignent l'enfant nourri au lait de vache proviennent plutôt du trouble dans l'assimilation et l’accroissement de la substance propre du corps, que d’une digestion et une résorplion insuffisantes. La cause en est, pour lui, Pabsence dans le lait de vache, de ferments cons tatés dans le la’'t de femme, tels que le ferment diastasique découvert par Bouchut, etqui, passant dans l'organisme de l’enfant. suppléent à ceux que sécrèteront plus lard les glandes dont l’activité n’est pas encore établie.

Il est évident qu’un nourrisson vigoureux peut dès sa naissance, être nourri au lait de vache; mais un enfant affaibli, malade, ne prospère pas, tandis qu’on est tenté, comme le dit si bien Escherich, de parler d'une réaction spécifique de l’organisme que ces enfants offrent à l’apport du lait dela mère.

Il y a donc là une hypothèse nouvelle, qui fait le. plus grand honneur à son auteur, el qui, sortant de

la sphère banale où l’on gravitait depuis longtemps. impose une série de recherches et d'expériences bien conduites, et fait espérer de voir résoudre enfin la question de l'allaitement artificiel.

C'est sur cette théorie, la dernière en date, que nous lerminerons ce long chapitre. Le lait de femme est seul capable de nourrir u# enfant; ce n’est qu’exceptionnellement que sa composition se modifiant, peut être la cause de troubles digestifs. Le lait de vache, par contre, en occasionne dans tous les cas où le nourrisson n’est pas d'emblée assez vigoureux Il est de digestion difficile, et les préparations qu’on lui fait subir ne donnent pas de bons résultats. La stérilisa tion par l’ébullition surtout, le rend lourd etindigeste. Cela tient à sa composition chimique, différente de celle du lait de femme. Enfin, ce dernier, paraît renfermer en plus des anti-toxines et des ferments qui jouent pour l'enfant un rôle protecteur el paraissent remplacer le système glandulaire encore insuffisamment développé.

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