‹ Les conditions de la victoire (volume 2)Chapitre 206 sur 207 · LA MAISON DU PASSEUR · texte numérisé non relu

LA MAISON DU PASSEUR

6 décembre 1914.

Cette Maison du passeur que nos troupes disputaient à l'ennemi depuis de si longs jourSy et qui a fini par être enlevée^ donne la juste idée de la troisième partie de cette guerre : symbole de patience et de ténacité qui fait autant d'honneur aux soldats de la France que leur retraite en ordre depuis la Belgique et leur ardent retour offensif sur la Marne. Évidemment, c'est une phase. Il n'y a pas à la généraliser, ni à supposer qu'elle durera toujours. Mais il faut l'apprécier à son importance.

Comme pour éclairer ce moment transitoire à Vaide d'un passé qui fut d'un genre assez différent, de larges et substantiels aperçus^ les uns officiels, d'autres officieux, permettent de prendre une vue cavalière des opérations de ces quatre mois. ISous repassons et nous classons dans leurs ordres de claires notions entrevues : l'élan et l' en-avant de Maunoury sous Paris; le coup de Foch dans la Marne, les résistances de Sarrail dans l'Argonne, les belles manœuvres de Castelnau et de Dubail sur les Vosges et sur la Moselle. PuiSy d'autres noms de généraux déjà environnés d'estime et d'admiration diffuses : les Franchet d'Esperey, les Langle de Carry^ les Maudhuy, les Hache, les Urbal, les Bonarch' sur l'Yser, à Dixmude, com-

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