‹ Les conditions de la victoire (volume 2)Chapitre 48 sur 207 · LIBÉRALISME ET BARBARIE · texte numérisé non relu

LIBÉRALISME ET BARBARIE

lai.res inhérentes à nos constitutions libérales ; l'armée française, l'armée belge auraient été plus fortes encore qu'elles ne sont, et nous aurions possédé beaucoup plus de chances d'arrêter plus vite et plus complètement l'inondation germanique; le succès des barbares aurait diminué dans la même mesure.

C'est le libéralisme, par sa faiblesse propre, par le pacifisme qu'il détermine et ii^ême provoque, qui est le premier complice et le premier facteur du « retour à la barbarie » dont se plaint le Journal des Débats; il suffît, pour le voir, de remettre en langage net le fâcheux amphigouri de M. Solvay.

Plus une civilisation a de prix, plus il est sage de la soumettre aux conditions de l'ordre et de la cuirasser contre les assauts de l'étranger. Or, le libéralisme est le complice naturel de l'ennemi intérieur et de l'ennemi du dehors. Il favorise l'anarchisme et le désarmement. Les Barbares n'ont pas d'allié plus sûr.

Page 1