LA PRESSION ORIENTALE GAGE DE LA VICTOIRE
2 septembre 19U.
De Bâle, d'Anvers, de Copenhague, au i)a% A/a//, d'Anvers encore au Petit Parisien, arrivent des dépêches annonçant que les effets de la pression russe sur les provinces de la Prusse orientale commencent à se faire sentir sur l'armée qui nous envahit. Il est fort question de 160 trains ramenant tout un corps d'armée et traversant la Belgique du Sud-Ouest au Nord-Est; l'organe du parti socialiste allemand, le Vorwaerts, aurait signalé que l'on « fait rentrer des troupes en quantité » ; la région de Courtrai, la province d'Anvers, une partie du Limbourg seraient dégagées. Ces bonnes nouvelles n'ont encore rien d'officiel, on ne les admet que sous bénéfice d'inventaire; mais leur conformité à l'esprit de cette guerre ne peut faire de doute.
Jamais occasion de revanche ne s'est présentée à un peuple dans des circonstances plus favorables ni plus brillantes. Jacques Bainville a expliqué ici plusieurs fois comment l'intervention anglaise et surtout l'offensive russe furent de tout temps le cauchemar du fondateur de la nouvelle uiiit<* allemande : c'est ce qui arrêta Bismarck dans sa ItMitative de 1875. Bismarck savait l'histoire. Mieux encore que de la comprendre, il la sentait.
Les derniers historiens de la Révolution ont mis en lumière depuis vingt ans l'importance de la près-