X DÉDICACE
avec une fermeté absolue, décidés à fuir sous la terre (juand les sale^ capotes grises se présenteraient aux octrois. Jusque-là, on restait. Mais quelle pitié pour les choses! De quels yeux on couvait ces voûtes de Notre-Dame, ces arcs, ces colonnades de Palais admirables promis à la dévastation!
De ma petite enfance, des temps qui ont suivi la première invasion, renaissait en moi le fantôme des peupliers et des ifs plantés hors des limites du cjiamp paternel: hautes cimes en pointe, aiguës comme des casques, berçant au ciel du soir le rang dune armée ennemie. Ainsi flottait au nord de Paris la grande menace et, dans la ville pavoisée du haut en bas, le frisson des drapeaux, qui descendait le long des façades nocturnes au moindre souffle, troublait la paix de la rue vide, que la clarté du ciel tranquille rétablissait.
Un soir de la fin d'août, sur la terrasse suspendue entre les étoiles et la Seine, f entends encore cette parole amie et confiante, comme ils approchaient : — Après tout, peut-être quils ne viendront pas jusquici.
Ils n'y sont arrivés que par la voie des airs, et comme on les a reconduits !
Si vous trouvez des vides dans la suite de nos émotions de la guerre, cest quelles ae sont exprimées {pour Dixmude^ par exemple) en faisant cortège à nos Morts. Ces mémentos funèbres seront recueillis autre part. Ici et ailleurs, je crois bien avoir évité le ridicule de parler nulle j)art tactique ou fitralégie. Les hommes de Vart travaillaient. Notre crt ne