DEDICACE. XI
pouvait consister quà assurer leur liberté. Ainsi le conseillaient les anciennes maximes^ qui sont sûres, je peux le dire, je ne les ai pas inventées. Elles se recommandent du souvenir immémorial des épreuves du genre humain. Ma seule crainte est d'avoir eu quelquefois trop raison. Mais il faut avoir du courage : il faut oser redire les vérités trop simples au monde indifférent et au siècle ignare. Il y va de la vie future de la France. Il y va, ce qu oublient trop de malheureux, de la vie, de la sûreté, de l'intégrité physique de la personne même de ceux qui survivent. Plus ils seraient ingrats, distraits, oublieux et sots, plus ils auraient à subir encore, eux-mêmes, dans leur propre chair, les effets de l'erreur et la passion. Ces effets terribles, vous les savez mieux que personne, vous et les vôtres, après tant de mois de service de jour et de nuit dans les hôpitaux militaires ! 0 voi ch'avete gl' inlelelti sani, vous êtes du très petit nombre à qui Von peut redire sans avoir à le démontrer que le patriotisme, quand la raison Véclaire, n'est que le synonyme de la pitié la plus profonde, des plus hautes tendresses et enfin de rhumanité.
Puisse votre pensée de Français catholique, accordant le culte de la seule Internationale qui tienne au vigilant souci de la France éternelle, retrouver quelques-unes de ses préoccupations généreuses dans ce gros livre informe d'un ami très reconnaissant.
Ch. m.