‹ Les conditions de la victoire (volume 3)Chapitre 139 sur 238 · LES SCANDALES DIVISEURS · texte numérisé non relu

LES SCANDALES DIVISEURS

Si j'avais eu l'honneur d'approcher M. Millerand quand il a fait sa circulaire à la Croix-Rouge, je n'aurais pas manqué de lui proposer énergiquement la méditation de ces vérités. L'erreur pohtique est commise. On en commet une autre en refusant d'apporter aux victimes de la monstrueuse calomnie dénoncée ici la réparation juste, la réparation vengeresse que l'intérêt de la patrie exige pour elles. Plus on tarde, plus on encourage des passions sans aveu et des intérêts sans honneur. Plus on expose, plus on découvre « l'union sacrée ».

L'autre jour, à cette place, j'ai loué M. le ministre de l'Instruction publique d'avoir osé rompre les chaînes qui ont longtemps attaché le département qu'il dirige à cette idée de Gabriel Monod : « L'Alleonagne est la seconde patrie de tout homme qui pense. » M. Albert Sarrau t a biffé le nom de l'Allemagne et conformément à nos traditions, vérifiées par l'aveu sonore des plus grands esprits de naissance allemande, il a publiquement, officiellement rendu à la France son rang de primauté dans l'Internationale de la Pensée. Il appartiendrait de profiter des lueurs cruelles, mais pures et brillantes, qui éclairent en ce moment l'intelligence du pays pour rétablir aussi des vérités non moins certaines sur le rôle national et sur le rôle universel du catholicisme. Il est humiliant pour un grand pays d'être

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