‹ Les conditions de la victoire (volume 3)Chapitre 215 sur 238 · L'INTELLIGENCE ET LA FOHCE · texte numérisé non relu

L'INTELLIGENCE ET LA FOHCE

n'est infirmée par rien, qui est simplement recouverte et voilée par des vues de parti. Ouelque intérôt qu'ait le parti des pangermanisanls d'hier à la cacher, cette continuité finira bien par ôtrc sentie et vue par la simple et honnête raison qu'elle existe, et qu'en outre tout contribue à la faire repasser, en traits de feu et de sang, sous les yeux de tous.

Nous avons félicité l'Académie française et l'Académie des sciences de la pureté bien nationale des déclarations qu'elles ont publiées. Nous ne pouvons accorder la môme louange à la déclaration des Universités. Nous le regrettons vivement. Un autre que nous, anonyme, expliquera ce regret avec une clarté et un éclat qui nous dispenseront d'y rien ajouter. Voici ses paroles, d"une admirable justesse, elles retombent de tout leur poids sur les admirateurs de la « tradition de Kant » :

Nous faisons la guerre à l'Allemagne sur le terrain militaire et économique. Il faut que nous la lui fassions dès aujourd'hui sur le terrain de la pensée. L'activité est encore grande des propagandistes qui mettent au-dessus de tout la méthode teutonne, la science germanique, qui parlent avec une sorte de respect superstitieux de la supériorité allemande. Méfions-nous de ces apôtres à la parole dorée. Ils ont tôt fait de retrouver la haine qu'ils nous portent sous la couche fragile de leurs beaux sentiments humanitaires.

L'auteur de ces fortes paroles ne les a pas signées. Pour qu'il ne soit pas pris pour un suppôt du Gesu de Rome, je me hâte de dire qu'il appartient à la rédaction de la très radicale Dépêche de Toulouse où cette page excellente a paru.

La vérité échappe donc 1

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