‹ Les conditions de la victoire (volume 3)Chapitre 236 sur 238 · Lord Castlereagh · texte numérisé non relu

Lord Castlereagh

considérables qu'elle entraîne, et la maison du défunt reste dans la famille.

Les dispositions de cette loi sont demeurées lettre morte ou à peu près, en raison de son caractère très spécial. Il faudrait les élargir et les appliquer, de droit, à toute succession ouverte par le fait de la guerre, quelle qu'en soit d'ailleurs la consistance ; q u'il s'agisse de terres ou de bâtiments, que la succession soit minime ou opulente,

La loi de 1906, d'ailleurs, n'est qu'une ébauche assez imparfaite de législation familiale. Mais le principe en est infiniment supérieur à la barbarie savante du Code civil et du Code de procédure civile, et je doute qu'une occasion plus favorable se présente pour obtenir la réforme radicale de ces lois d'émiettement des fortunes privées que la Révolution et l'Empire nous ont léguées.

Tout Français doué d'esprit politique voudra tourner ses réflexions vers ces vérités lutélaires, aujourd'hui animées, colorées, rendues vivantes et sensibles par la nécessité première de « mettre à l'abri des corbeaux » ce que notre correspondant appelle « l'héritage des morts glorieux ». Ainsi les sentiments d'une noble amitié reconnaissante pour les défenseurs du pays tombés au champ d'honneur servira et militera pour la France future, pour ces foyers, pour ces berceaux « deux fois sacrés » qu'il s'agira, plus que jamais, de défendre ou de relever.

Ce qu'il y a de vif et de concret dans les principes nationalistes de l'hérédité apparaît ainsi peu à peu dans nos heures cruelles. Ces familles misérablement morcelées, ces héritages cruellement rançonnés par les lois de démocratie plébiscitaire et parlementaire (plus que jamais dans ces derniers

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