I.E FISC KT LES HI^ROS
quinze ans, le Temps d'hier soir ravoiiail), les successions et les foyers sont enfin reconnus pour les deux colonnes de la patrie. Nos Français vivants, les meilleurs, les soldats, on les voit, hélas ! se dresser et tomber dans une minute glorieuse, mais éphémère : si, à travers eux et au delà d'eux, il subsiste une France durable, c'est par la chaîne de l'esprit et du sang que leurs familles développent. Il n'y a point de France sans la continuité des familles françaises. Mais la famille ne se soutient, ne se maintient et ne se défend que par le foyer légué et par le foyer hérité.
Une œuvre de restauration domestique s'imposera donc sous l'influence de la guerre. Il y a des lois à refaire, des lois à corriger, des lois à abolir. Les faits présents ont des clartés qui suffisent à faire voir que de ces réformes dépendent notre vie ou notre mort en tant que nation. Si l'on veut qu'au bout de quelque temps il ne naisse plus de Français, il n'y a qu'à laisser agir les lois « hache menu » de la démocratie.