‹ Les conditions de la victoire (volume 3)Chapitre 27 sur 238 · LA RÉPUBLIQUE ET LA PAIX · texte numérisé non relu

LA RÉPUBLIQUE ET LA PAIX

La Lanterne proclame, en avouant son paradoxe, que « la République, c'est la paix. »

Supposons que la forme gouvernementale démocratique se soit imposée aux États de l'iiurope et brusquement l'hypothèse abominable des luttes de violence et de brutalité est aussitôt écartée.

En vérité? Cependant la forme démocratique républicaine s'est imposée à tous les Étals américains. Gela n'a pas empêché les guerres sanglantes de la Bolivie, du Chili, du Pérou, du Paraguay, de TArgentine. Cela n'empêche pas les hostilités entre le Mexique et les Étals-Unis. Et ce sont les États- Unis qui ouvrirent en 1898 la période des grandes luttes du siècle par leur guerre contre l'Espagne. La Lanterne n'en écrit pas moins : « Sans empereurs et rois, pas de guerres dynastiques; .sans eux, pas de guerres économiques!... »

Alors la guerre de Cuba et des Philippines est un fait à rayer des mémoires si l'on veut que les faits concordent avec les théories?

Si la civilisation n'est pas un vain mot, l'antipathie des races ne conduit plus à regorgement des peuples sans le signal des rois.

Il y a donc un roi à New- York, à Mexico, à Lima, à Santiago?... Il y eut même un roi à Paris pour donner « le signal » de ces guerres coloniales qui remplissent l'histoire de la troisième République?

Page 1