LE MANIFESTE SOCIALISTE
Le manifeste des socialistes s'inspire naturellement des préoccupations de leur parti. On a agi comme si l'on avait eu besoin d'eux. Ils eu prennent acte. Le concours de tous était nécessaire, mais, assurentils, « plus particulièrement peut-être » le concours « de ceux qui redoutent pour l'émancipation prolétaa rienne et humaine l'oppression accablante du des- « potisme ■» et ils rappellent qu'à toutes les heures graves, en 1795 comme en 1870, c'était « en ces « socialistes, en ces révolutionnaires que la nation « mettait sa confiance ».
Les verbes sont mis judicieusement au passé, car il ne semble pas que le crédit public se soit particulièrement tourné, depuis la guerre, du côté de ceux qui, durant vingt ans, ont fait une politique sans cesse contredite et en fin de compte démentie aussi catégoriquement que possible par le cours des événements! Dès la faillite du pacifisme et du germanisme, les Français ont donné leur confiance aux pouvoirs publics, quels qu'ils fussent, dans la mesure où ils se montraient les bons serviteurs de l'armée, mise elle-même au service de la Patrie.
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Los socialistes promettent (pie leurs deux mandutairos au gouvernenjent : 1" vérifieront les ressource?* d'équipements, d'approvisionnements; 'i" s'elïbrceront de les multiplier. Nous souhaitons à l'action comme au contrôle do MM. Guesde et Sembat toute la fécondité désirable.
Depuis rouvcrturc des hostilités, le journal où j'ai l'honneur d'écrire ne cesse de répéter le double conseil : « N'essayons pas de savoir ce que nous ne pouvojis savoir, ce (ju'il vaut mieux ne pas savoir, ce qu'il est salubre, hygiénique, patriote de vouloir ignorer et, là, faisons comme si nous avions confiance; mais à côté du champ interdit par les intérêts do la vie nationale, il est d'autres domaines où s'impose la chasse aux fables et aux erreurs; pui>;qu'il est possible d'y voir, ouvrons les yeux làdessus, faisons affluer les lumières, ne nous laissons berner d'aucune blagologie. »