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KMPIRE DE L'AIR. 180
'•inocraii»" |>i«-i>i<cilairo et couronnée. Que fit-il?
II continua. Jusqu'à quand? Jus(|u'au fait matériel
li le secoua, comme un autre fait avait secoué le
luinislère de la marine : il avait fallu rendre notre
nrmée de mer h ses chefs légitimes, nos vaisseaux à
iirs amiraux le jour où les incendies et les explo-
ons eurent donné plus de dégAls qu'une grande
•faite navale. De même car une démocratie n'agit
»s, elle est agie, elle ne manœuvre pas, elle est ma-
l'uvrée par les hommes et les choses), de même, il
illut rendre notre année h de vrais généraux quand
Iranger ajouta aux menaces la brutale pression de
( diplomatie de combat. Ce fut le réveil d'Agadir.
Mais Agadir est du i^' juillet 191 i. De cette date
Il i" août 1914, il n'y a que trente-sept pauvres
lois, coupés de quelles élections! de quels combats
•' citoyens! Il n'y fallait pas seulement rattraper
ivance allemande, il fallait réparer quinze ans de
ispiliage et d'erreurs, rendre leurs hommes aux
ificiers, rendre les officiers, occupés de pédagogie
i d'agriculture, au métier militaire : bref, remettre
armée dans l'état où elle était avant l'AlVaire. Ce
travail de Romain dut se poursuivre au milieu des
sistances et des divisions : un an avant la guerre,
quai d'Orsay changeait quatre fois de chef!
.]o conclus que, préalablement à tout regret, à
critique, il faut donner lecture du premier
j' venu de notre histoire militaire durant les
rniers quinze ans. Elle est seule capable de dire
h -iiiNpioi et comment, constructeurs des premiers
'lii.y.'ables, nous n'avons pas une escadre de ligne à
'ter dans les airs en balance des zeppelins!