LA FIGURE DE LA FRANCE VUE D'ITALIE
TiO mars 1015.
Un (îcrivain ilalien, M. Paul Scarfoglio, vient de faire un grand plaisir à la France. D'abord en écrivant un article ami do la France dans le journal de Mme Mathilde Scrûo, qui nous fui si longtemps hostile: ensuite par la qualité môme des éloges que nous a décernés sa vive et lucide amitié. Il faut avouer que celte page fait honneur à la race si fine de M. Scarfoglio. Nous ne pouvions rien désirer de plus digne des héros de la Marne et de TYser, des Vosges, de l'Argonne et des Hauts-de-Meuse.. . . Leurs aïeux, ceux qui appartiennent à • la plus profonde France », comme dit Paul Bourget, auront tressailli de joie dans la tombe en hsant :
Les tcnh\ c'est avoir trouvé le point faible des Allemands. Les avoii^, c'est être sûr de les repousser jusqu'au Rhin. Car c'est au Rhin que visent les espérances françaises. La guerre que fait la France, il faut le comprendre une fois pour toutes, est Une guerre vraiment et sincèremcnl nationale, et comme telle, faite à la fois de formidable ardeur active et d'orgueilleiisfi liiimilitr vcihalc.
( .es Iciiiit.T ..ow- éiippellent le beau vers d un i^i.n.ii poète né étranger, mais qui avait compris et senti le goût de la France ' :
Superbe humilité, doux honnête langage....