‹ Les conditions de la victoireChapitre 122 sur 204 · LA FIGURE DE LA FIIANCE VUE DITALII · texte numérisé non relu

LA FIGURE DE LA FIIANCE VUE DITALII

tiilTitile i'i qui impliquaii^orci^inenl le recours à luules lot» ià»80Urces de Téducuteur, c eHt un fait que nous n'avon» pas voulu r<*courirà l'ith^eel h la légende napoléoniennes. Nous avons instruit des milliers et des milliers de jeunes guerriers français sans avoir îi faire rouler les r du nom de l'Empereur. On nous en déliait. Nous avons tenu le défi. Non certes que nous nous soyons jamais refusés (à nous-mêmes, ni à personne!) les profondes satisfactious d'inlelligence qui découlent, par exemple, d'une étude de la rainp.iirne d'Italie bu de la campagne de Frtince. Mais nous avons toujours mis le dieu de la guerre à sa place, à son rang, tel que nous le donne Thistoire et non tel que le défigure une poésie médiocre, qu'elle fût de Victor Hugo ou de Béranger. Nous examinions, remarquant le fort, notant le faible, ii'lennnl le fran(;ais, repoussant l'étranger, le libéral, le démocratique, le barbare, le Boche. Ce travail de discrimination produisit chez les vieilles gens un effet d'indignation ou d'étonnement. Il fut plus vif encore lors(nie, avec tout ce qui eut de la cervelle au \ix' siècle, nous montrâmes les trous elTroyables de la politique intérieure et extérieure du plus grand des Napoléons, puis son effroyable lacune maritime avouée en termes mémorables et saisissants, même par un Adolphe Thiers.... Bref, pour la jeunesse d'Action Française, si ardente de cœur, si lucide d'intelligence, qui, directement ou indirectement, aura mené toute la jeunesse du pays, le Consulat et l'Einpiro furent un moment comme un autre de l'Histoire de France, non son point culminant comme l'avait r(^v«' 1<* mon^^oniff* "" ]*"'•'••">'■ l» «.-o. /.,">• ion

220 LE 1>AHLEMENT SE HÉUMT.

de Slurel allait aux Invalides adorer les cendres qu'y avait déposées le fils de Louis-Philippe; les élèves de VInstitiit (T Action française y méditaient plutôt Louis XIV ou cet siècle » européen « delà France », qu Eugène Cavaignac fixe entre 16r>G et 1763 et dont cette église sublime forme l'admirable trophée.

Nous avons défait une fable. Nous avons rétabli une histoire. Nous avons ramené la jeunesse au génie de la guerre, à l'esprit guerrier, sans en passer par cet intermédiaire napoléonien que tant de bons esprits croyaient obligatoire, et qui ne l'était pas. La juste constatation de M. Scarfoglio apporte une vérification étrangère à celte synthèse de l'héroïsme et de la raison qui fait la caractéristique de la conscience française à ce point normal où la voilà aujourd'hui. C'est le point de Denain, c'est le point de Bouvines. C'est celui oi'i se rencontrèrent, face au Germain, Philippe le Bel et Jules César. Grâce aux circonstances, sans doute? Oui, mais aussi (car la politique est un art dont les œuvres ne se forgent pas toutes seules), grûce à Tàme, grûce à la volonté, grôcc à la pensée d'un certain nombre de bons Français, nos maîtres et nos pères intellectuels, dont nous avons expliijué ol inUipprt'Ié les leçons.

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