LES INTÉRÊTS SANS DÉFENSE
Sur les 5 membres, il y a o fonctionnaires! Pour les deux délégués élus, les sinistrés ne sont même pas consultés. Supposé que ces deux membres, bien que tirés de pures * assemblées politiques », soient particulièrement aptes à défendre les intérêts en souffrance, ceux-ci ne seront toujours pas représentés directement.
M. Pifre se montre assez surpris de voir quels ministères interviennent dans la commission cantonale :
c Car, cnlin, il s'agit de doi^ -s à
V Industrie, au Commerce, à VA tés.
c'est-à-dire dans le domaine des. mii lu Com-
inerco. det» Travaux publics, de l ipr. «iu
LES DOMMACiES DE GLEHHI ^«1
Travail; el ce décret est l'œuvre des uiiinsues de rintérieur. des Finances, de la Justice! »
L'État s'est montré tellement obsédé de ses inlé- Ms imnuWiiats qu'il a perdu de vue l'objet de l'enii^^le à mener : il en a oublif^ ses intérôls durables l essentiels.
Que le percepteur soit entendu par la coniniis^inii.
le le commissaire de police soit appelé à recueillir
i à fournir des renseignements, rien de plus juste.
• lie ces deux fonctionnaires y figurent en titre, c'est
lie énormité. El c'en est une autre de donner la
résidence à un juge. A la dilTérence de M. Pifre,
admettrais la présence d'un juge dans la commis-
<>n, pour l'excellente raison qu'il en donne lui-
M^me : les juges sont « rompus » à la solution do
* tous les litiges, ils peuvent jouer, en outre, le
le utile de conseiller juridique; mais la présidence
-' l'enquête sur les dommages qu'ont subis nos
ailles et nos campagnes martyres ne saurait revenir
• ju'à des gens du pays, absolument libres de tous les
'•ns officiels avec l'État. La majorité doit appar-
nir aussi aux gens du pays. L'État est partie dans
I (faire, puisqu'il paiera : ce n'est pas de lui que
1 on peut attendre une évaluation large, ni même
juste, il a trop intérêt à rntrner ri :'. .nnfekler