PRIÈRE A L'ÉTAT PUR
Et je ne parle que d'un État normal, supposé dépendant, supposé libre, supposé maître de sa istice, de ses finances, de son administration. A un 1 Étal, à ses représentants, j'oserais dire qu'ils raient extrêmement sages d'épargner au pouvoir
central un radeau redoutable pour la paix publique et pour son bon renom :
— Vous voulez faire bien? Vous voulez faire juste? Vous voulez faire large et digne de la France? Eh bien! État, véritable État de mon cœur, intervenez le moins possible dans celte alTaire-là, si ce n'est pour vérifier la note et pour la payer. Quant au reste, tâchez d'obtenir que tout l'essentiel se fasse par l'étude commune et Taccord direct des intéressés. Vous paraîtrez y perdre un peu en petite monnaie d'influence immédiate : ce sera comme à qui perd gagne, croyez-moi, État de mon cœur!