ILLUSIONS, DOUTES, CALOMNIES
M. Miilerand a reproché, eDlre autres choses, à ses advei-saires de la Chambre dv faire des proni» ffui seraient suivies fatalement tie désillusions, i vœu de déterminer, au moyen de promesses folles.
ne déception redoutable, fait-il corps, oui ou non,
\ec la tactique el la stratégie des partis?
Je pose la question, parce que c'est le seul moyen ' (**vitcr <ïue Tévénement ne fasse à la patrie des
ponses trop dangereuses. 11 faut regarder l'ennemi
iiblic dans les yeu.x. Il faut lui dire : toi, ton plan L»l tel et tel... Il faut le décourager par la vigilanteafin de n'avoir pas à le briser par la répression.
L'e-xploitation de ces promesses irréalisables est 'u même ordre que les semences de doutes et
inquiétudes dont se plaignait hier le Temps. L'esprit révolutionnaire est fait de rêves déçus, de mécon- • ♦Mitemenls aigris et cultivés. On pourrait écrire
ijourd'hui en quelques pages un petit manuel de sédition el de murmures formé des seuls extraits de riemenceau, d'Hervé, de Compère. Le Boche juif
issalle disait qu'il fallait apprendre à l'ouvrier
allemand qu'il est malheureux. Nos philoboches de
la presse et des couloirs du Parlement ^'efforcent
1 inculquer au public français qu'il est mal servi. El,
losc merveilleuse, nul de ces messieurs ne dit que mauvais ser\'ice provient des brouillons de la
:iambre ou des ardélionsdu Sénat, ni du cruel passé ces deux assemblées si longtemps acharnées
.nlre nos movens militaires. Oh î la diffamation,
ir prudence, n'est pas directe, elle insinue, mais Mwtnv . — le l'arlemcnt. iU
r.Oti Li: l'AliLL.MEM SI. liKL.Mi.
toujours contre les plus laborieux, les plus dévoués (les Français : tantôt nos chefs, tantôt nos administrateurs militaires, tantôt, sous une forme globale et sommaire, « le commandement militaire » auquel un journal comme VIIumanite\ un journal chargé dos responsabilités qui le chargent, ose reprocher « des bévues » ! Je sais que ces propos sont san> autorité. Je sais que le premier lecteur venu de V liiimanUé lève l'épaule et se rigolle à l'idée de bévues autres que celles du jaurésisme, depuis vingt ans. Pour être absurde et bouffon, le langage n'en (^sl pas moins intolérable. 11 procède d'un système d'idées absolument destructeur. 11 doit être particulièrement interdit à des gens qui faillirent perdntout.