TRISTESSE CIVIQUE
a.M ...M ,,walilé pour élever (les opu...,..^ j^.oiinelles quelconques. Us peuvent aider à lu défense comme y aide chacun. Ils ne peuvent absolumcnl rien de plus. Leur opinion parliculièrc isolée du chœur national, est sans valeur. Ils se sont trop trompés! Trop longtemps. Trop grossièrement. Les dernières nouvelles d'Allemagne rendant compte d'un livre imminent, relatif ta Bebel, nous montrent le patriarche de la sozial-démocratie sous un aspect trop nettement contraire à loiil ce (in'iis tenlaicnl de nous faire croire de lui
< Peu de temps avant sa mort, Bebel assista à une réunion d'une commission des finances. Les paroles qu'il prononça au cours de la discussion tout intime qui eut lieu dans cette réunion démontrent qu'il prévoyait le grand choc qui allait placer C Allemagne devant cette grave alternative : être ou ne pas être.
€ Il recommanda, par suite, le service militaire jus- <|u'au dernier homme et reconnut que la défense de la Patrie ét;>'» "n <1«n'oir naturel pour la social-démocratie. »
Lui aussi!... Eh! ce Bebel-là, nous l'avions bien connu. Nous avions signalé que son nationalisme allemand allait jusqu'à faire l'éloge de la monarchie au Congrès d'Amsterdam de 1904. Jaurès et ses amis avaient pu le voir et l'étudier de plus près que nous. Ils n'y ont rien vu, rien compris, rien senti. Exprès? Ce serait la plus infAme des trahisons. Pas exprès? Alors, ce comble de malchance et d'erreur les destitue de toute qualité pour donner aucun conseil aux pilotes : c'est ce que nous nous tuons à leur répéter.
CRITIQUES DANOKHKL.^r..^ ET RÉFORMES TTILKS
Le voyage de M. le président de ia République aux arsenaux de Tarbes, la séance de jeudi à la Chambre, la discussion de presse continuée au cri € des canons, des munilions », mettent au premier plan la même question organique et vitale. Nous l'avons effleurée. Abordons-la de front.
Ce pauvre Hervé a tort de se figurer que les journaux allemands reproduisent et commentent les articles du sénateur Humbert, parce qu'on y réclame de quoi foudroyer l'ennemi. Les Boches ne se soucient pas de montrer que nous sommes de plus en plus unis dans l'idée de pousser la guerre et de la conduire à tout prix jusqu'à sa fin. Ce qui leur va, ce qui leur plaît, dans ces articles, comme dans ceux de l'autre sénateur Bércnger, c'est que les textes iburmillenl de petites di.itriabes contre les bureaux de l'administration militaire et leurs chefs, leui's techniciens, leurs directeurs, tenus pour bêles noires et pour boucs émissaires. Mettons-nous à la place des Boches. Si leurs journaux publiaient matin et soir des tirades contre le Generalstab et l'Amiralslab, nous nous en saisirions avec empressement et nous soulignerions avec une gaieté bien naturelle ce qu'ils pourraient reprocher aux services techniques de ces deux administrations. Malheureuse-
r.RITIOUES UANGEHELSES ET HÉFOHMES UTILES 5(Hi
ment, les Boches f*e laiseiil vi ce sonl les nôtres qui parlent : et c'est de leurs paroles que l'ennenii fait
on profit.
Le dommap^c est donc double : si nos ofli (étaient capables de se tenir, s'il» pouvaient deni;.
les améliorations, des progrès, des réformes sans laire de vaines critiques intérieures, non seulement les approbations compronieltanles el dangereuses
osseraienl de leur être acquises h l'étranger, mais ils recueilleraient en France l'adhésion unanime (l«>s patriotes et des gens de bien.
11 est vrai que ce serait peu pour le but qu'ils poursuivent et qui explii|ue seul Tâpreté de leur • aiupagne. En s'elTorçanl d'attirer sur les personnes la malveillance de l'opinion el de la rendre ingrate ' nvers de très réels services rendus par des compé-
('nces de tout ordre, les parlementaires républicains espèrent détourner les repro'hesque l^s événements ont préparés roTt'v ^-^ ?-■<'•;'»>«» -!'»"♦ ''«^ '!!-''nt !onr ^agne-pain.
Nous ne répondrons pas que ce virement de couiples n'est pas ju>te envers les hommes, ni conforme aux intérêts de la patrie, ils s'en moqueraient. Nous leur (lirons qu'il est insensé. Les erreurs de détail comîiiises ou non par les hommes, ne sont pas de taille
I cacher le tort et les trous de l'institution. Tortel « trous par en haut », qui sont d'une évidence inévitable : .\LM. ilumbert ef P./renL'^ci- eux-inèmos ne peuvent pas les dissimuler
-10 l.i: PARLEMENT SE KÉUNIT.
LES SERVICES : LIAISON. INCOHtRENCE