‹ Les conditions de la victoireChapitre 191 sur 204 · LES 14 JUILLET DE C . ACTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LES 14 JUILLET DE C . ACTION FRANÇAISE

Il s'en suit que notre volonté royaliste est natu-

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'•^llemenl accordée à luus ](^< ^\iru,^< .{>* i . Çr^vro o\

•^ la puissance françaises

Avant la guerre, nous iH'gUgiuus i'url raremeul

! ;.lh»r à la revue. Voussouvionl-il, mon cher H... de

si vous me lisez dans quelque tranchée, do

uolro course de 1007, à bord du bateau parisien

qui nous til gagner Suresnes au petit jour? Les

nuées suivantes, quand se formèrent nos organisations de combat, le devoir militaire se compliqua d'un devoir rivique : après avoir acclamé le drapeau

! les armes de la France, on manifestait contre un pouvoir civil qui négligeait notre armement et qui, dans sa guerre aux traditions capitales, s'oubliait jusqu'à persécuter publiquement la mémoire de Jeanne d'Arc. Mais quand, en 1912, un « ministère iinlioual » eut luléré nos hommages publics à la sainte de la Patrie, nous décidâmes (donnant, donnant!) d'épargner M. Fallières : la fête nationale

levint la fête de l'armée, ni plus ni moins.

Comme elle offrait aussi l'occasion de rectifier les «normes bourdes multipliées parla légende officielle, nous nous acquittions de ce devoir avant d'aller

I la revue et au retour. Ces dernières années, nous ii en manquions pas une, Pujo et moi. Je n'oublierai jamais notre impression de l'an passé, devant le défilé splendide de l'armée de Paris où tant d'hommes promis à la mort allaient, couraient, caracolaient d un train si vif sous le soleil brûlant! Depuis quinze

)urs, l'Europe ne vivait plus. Tous ceux (jui réflé-

liissaient anêtaienl leur cerveau pour écouler avec ura nerfs, l'approche du destin que la tragédie de

-arajevo déclanchait! La revue de 1915 qui n'aura

pas lieu a Taris, sera passée au front et, plus bas, chez les Ombres, au revers souterrain de ce fossé funèbre, long de plus de cent lieues, qui va de Dunkerque à Belforl, où fume la rosée du plus beau sang de France. Ah! je suis tout à fait de Tans de Capus : voilà pour unir tous nos cœurs! Et chacun doit prendre sa pari d'une journée qui, aujoup^'!"'» ne peut plus signifier que patriotisme.

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