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Nous nous sommes inclinés l'année dernière devant le cercueil de Jaurès et nous n'avons aucun motif de refuser ce signe à son anniversaire. Quand un être a donné tout ce qu'il a pour ses idées et qu'il en a subi, volontairement ou non, les dernières conséquences, il a payé. On ne peut plus réveiller sur sa tombe le débat de responsabilités morales qui purent lui être imputées. Le souci des sur\ivants exige seulement que l'on tienne à jour la question de savoir s'il a vu clair ou s'il s'est trompé, s'il a été dans la vérité ou non. Les erreurs de Jaurès appartiennent à l'histoire de sou pays. Elles méritent d'être discutées, elles le seront.
Elles le seront gravement et sereinemenl. Ce n'est pas l'irritante elïVonlerie de Gustave Hervé qui pourra interrompre les opérations do H -'•••:». ^ -» ><la justice au service de la patrie.
Hervé fera hausser les épaules et rire de mépris quand il racontera que la « lutte contre les armements » par laquelle le parti socialiste quémanda et capta d'aveugles majorités, se poursuivit « au prix de sa popularité î » On examinera au contraire et Ton discutera, parce qu'elle est discutable, son idée, à mon sens inexacte, des services que Jaurès aurait pu rendre pendant la guerre. Services stratégiques? D'après Hervé il eût prévenu létal-major de 1 avalanche boche par la Belgique et aurait à lui seul