LES CONDITIONS DU JOURNALISME MODERNE
Dans un « premier Genève » du 25 août, M. Alb. Bonnard relève entre les causes d'indiscrétion fatale, le fait que, sur DUO parlementaires, « un bon tiers écrivent dans les journaux. » Ajoutons que les autr« s vivent avec les journalistes, et pour cause. Je sais au moins trois journaux parisiens où, pour bien drs motifs, mais surtout par goût de fanfaronnade, ou
LE COMITF^ SECRET. 540
tiiiM iM-s capable de trahir en tout ou en partiales
♦•crets du huis-clos parlementaire, quitte h se faire iviarder, quitte encore à se faire saisir, quitte aussi
. expédier douze, cent ou mille numéros de la première édition à des amis ou A des neutres chéris.... Et, comme je n'ai pas l'habitude d'envelopper mes accusations, je dirai nettement que ces trois journaux sont celui de M. Hervé, celui de M. Clementoau et le Torchon. — Et V Humanité ? dira-t-on. — LHumanité est plus dangereuse, mais plus complexe; moins soumise à la gloriole, sujette de plus d'intérêts, elle se comporte de façon plus perfidement hostile à la France, mais aussi plus prudente • jue la Gt*en'e sociale^ VHonime enchaîné et le Tor-
lion*.
Si d'ailleurs il peut y avoir d'autres journaux de même vertu, il y a toujours ceux-là ! Et c'est parce que ces journaux existent que V Action française se refuse énergiquement à raisonner, à argumenter ou
implement à écrire sur « la Presse ». Nous ne connaissons pas « la Presse ». Nous connaissons un nombre défini de feuilles, entre lesquelles trois, qui, par raisons semblables ou par raisons diverses, sont capables de tout.