UN ALSACIEN-LORRAIN DEVANT LA CENTRALISATION
Un journal qui ne passe pas pour réactionnaire, mais cpii est dirigé par un homme pralicjue, cl sensible aux réalités, le Pclit Parisien^ avait publié ces jours derniers une intéressante série d'articles d^ M. l'abbé Wellcrlé sur TAlsace-Lorraine française. L'idée mère de ces articles était qu'avant d'incorporer les anciens pays d'empire à noire droit commun, avant do leur imposer notre uniformité administrative, un régime provisoire s'imposerait. M. l'abbé Welterlé en donnait des raisons tirées de sa profonde connaissance, de son expérience de la question. Il prenait d'ailleurs les précautions les plus minutieuses, allant môme aux extrêmes limites de la timidité, jusqu'à protester que * les Alsaciens-Lor rains ne pensent nullement à former un Etal dans lEtal ..
Quel malheur que cette bonne pensée ne leur soit pas venue! étions-nous tentés de répondre. Notre Etat central n'est si faible que parce que des États intermédiaires ne le déchargent pas assez des broutilles «l'administration dans lesquelles il se perd et oublie res.senliel de sa charge et de sa fonction. Notre vœu serait que toutes nos provinces, toutes nos associations eussent le moyen d'être des Etals
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ans l'Dlat! Et nous voyions tout le contraire : non t'ulomont le déparlemenl sans force, la commune ins rassort, mais des groupements moraux aussi iiporlanLs que l'Acatléniie Irançaise, par exemple, itéraleraenl oblij^és lie s'ouvrir, de se donner, de se roslituer au personnel politique régnant pour ne as succomber à l'invasion des cupidités de l'Elat! ^' particularisme, qui sauva l'AIsace-Lorraine de Vllemagne, il nous sauverait nous-mômes aujour liui d'un Etatisme débordant si les Alsaciens- !>rrains avait le bon esprit de le garder, de le ■volopper, d'en montrer les bienfaits et par celte Mication de l'exemple, de montrer la voie à tous •s autres pays français.