UNE NÉCESSITÉ PRATIQUE
Ils nont pas eu le temps de penser à luut cela. Jo
as fort bien la louchante, rénioii vante impatience
\ ec laquelle ces patriotes aspirent à « confondre
'îèlement leur vie nationale avec celle des autres
ais ». Et c'est une raison de plus de les écou-
r et de les comprendre quand ils ajoutent que,
iM'anmoins, « encore sera-l-il nécessaire dans les
premières années de vie commune » de prévoir « au
loins pour une série déterminée de questions un
i^ime provisoire > :
< oinment, par e.\emple, serait-il possible de ne plus r qu'en français les circulaires et arrêtés adnii- -i. utils, dans un pays où deux tiers de la population • connaissent pas celte langue ou la parient très imirfailement"? Ponrrait-on également transformer du ir au lendemain les programmes scolaires, l'assiette «? impôts, les lois d'assurances ouvrières r
Serait-il prudent de sotmiettrr au droit commun une presse de langue allemande dont les écarts deviendraient, le ras éch<*nnt, danj^enMix? Peut on pensera introiltiire, sans pi-^^paralion anf'iino. la loi de s*^f)aration dans un payîîdont la population est foncièrement relii^ieuse et où le cler»(é fut le principal él.'ment de résislance à la p( rninnisalion, bien que le gouvernement allemimd i-- ii. de grands avantages matériels.
Kt M. l'abbé Wetlerlé proposait de réunir « les pouvoirs administratifs et en partie aussi législatifs entre les mains d'un commissaire dont la mission serait de travailler h ladaplation rapide de la législation actuelle de TAlsace Lorraine à celle de la France ». M. l'abbé Wetlerlé ne croit pas qu'on puisse s'en passer. Comment discuter à Paris des menus problèmes de législation locale,
comme — pour ne citer que ceux-là — l'enseignement simultané de l'alleniand et du français dan«î les écoles primaires, et les droits acquis des ouvriern assurés d'après les lois allemandes? Or, il surgira cent questions de ce genre, <|ui demanderont une solution immédiate, ou du moins rapide, et il y aurait quel|ue imprudence à s'en rernettie, pour les trancher, au lourd et lent appareil parlementaire.
Nous ne pensions pas que sur une question pareille il fût possible de prendre la défense du chariot mérovingien : comme toujours nous étions trop bons! Oui, uous uous trompions.