‹ Les conditions de la victoireChapitre 38 sur 204 · UN GOUVERNEMENT INHUMAIN · texte numérisé non relu

UN GOUVERNEMENT INHUMAIN

Un Élal (lorissanl ressemble à l'âme humaine, siii conscia, sui mcmor, sui compos. Il parlicipc de cellt» humanité considérée par Pascal comme un même homme qui subsiste toujours el qui s'instruit continuellement. Ce n'est point là une simple vue de philoso})hie.... M. Thiers a pu dire que la Marine signifiait « suite, volonté, coordination ». Tout le monde a exprimé le même vœu pour l'Armée, les Finances, les Affaires extérieures, l'ensemble et le détail de toutos les administrations.

M. Pierre Baudin a découvert, a contrario, ^.. ^.. « effort fractionné, momentané, éphémère, suivi de revirement et de réaction, devait naturellement faire souffrir toute notre organisation ». C'est ce qui la tue forcément. Unité, cohérence, sont les conditions du service public. Si elles manquent partout et toujours, c'est qu'il manque un ressort central à l'État.

Une nation a besoin de se tenir el de concorder dans le temps, comme elle a besoin, dans l'espace, de lier ses parties, ses fonctions, ses bureaux. Elle en a besoin d'autant plus qu'elle doit accomplir un travail (ou une « mission ») plus difficile. Les repu blicains démocrates qui parlent à tout propos de la conscience nationale et de la dignité de la Francr. celle-ci volontiers conçue comme une pei fio-

rale, sont les derniers qui puissent ci . In

nécessité d'abjurer à TËtat français les organes sans

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