‹ Les conditions de la victoireChapitre 37 sur 204 · VERS L'UNITÉ ET VERS LES LIBERTES FRANÇAISES · texte numérisé non relu

VERS L'UNITÉ ET VERS LES LIBERTES FRANÇAISES

Sous Louis XIV, qui disait H-^tat crst moi, nous avions en Provence, en Languedoc, en Bretagne, dans le tiers de la France, des lUattt florissanls, des assemblées locales dont la liberté fut la règle, donl l'oppression était exceptionnelle, rare, «pnli,.!!,,. seulement à des cas d'anarchie caractérisée

Sous Louis XIV, où le droit public de l'iipoque

iipliquait l'unité religieuse dans Tunilé politique,

I Hdit.de Nanteà étant révoqué pour toute Télenduc

lie, TAlsncc lulhéricnm» élait exceptée do 'cation lo pltm nahîrcllrinpnl cl le plus igement du mon*!

Sous Louis Xl\ on 11 «Mit uiriiie pas <:on(;a le pré- ^é monstrueux d'après lequel avant m«}nae d'avoir iievé la reprise ilo nos frères annexés, on leur clare de loin, à eux, toujours un peu particiiristes jadis, que l'unité française se confond eî vra se confondre, de plus en plus, avec le carcan "^ institutions de Tan VIII. [Mais heureusement ■.'.* le Tt^mps n'est pas la France et que, là-bas, on parlé des libertés de l'Alsace!) Sous Louis XIV, lo principe péris.^^i^i ic c^io,.,. s itôt (fuun piinripe était tellement inconnu qu'on n'était pas obligé de le tempérer par l'esprit pratique et la volonté de vivre de la nation.

Des journaux libéraux ont eu soin de nous prévenir que M. l'abbé Wetterlé était républicain; je le '^rois. Libéral; on me l'a dit. Démocrate; je le >is encore. Et je crois do plus qu'il doit y avoir IIS l'esprit du député de Colmar plus d'une occa- )n de confondre l'autorité prussienne et l'autorité soi, la monarchie allemande et la monarchie en ôui. Cela est naturel aux hommes d'expérience, j'en suis persuadé. .Mais ce dont je suis plus convaincu encore, c'est que l'expérience symétrique agira promplcment sur cet esprit réaliste, net et clair. Il verra vite l'inconvénient du manque d'autorité et par elle absence de libertéè (au pluriel) cela se traduit.

II sentira combien le régime politique de la démo-

:s II. PARLEMENT SE RÉUNIT.

cralie tout en papier, tout en bureaux, tout en lois anguleuses, aboutit simultanément à l'oppression cl à l'anarchie. Il verra combien ce régime est peu « rustique » au sens que Targol «les artilleurs donne à cet excellent adjectif. En bref, la République se chargera de le dégoûter d'elle-même, si l'article du Temps n'a pas commencé le travail.

r\ AN AVANT LA Gl'FRRE

12 janvier 1915.

Jacques Bainville a commencé^ samedi dernier y une

iportante chronique des * choses qu'on disait avant la

uerre ». Qu'il nous soit permis de rappeler^ face aux

■■< des Alieman'ls et de leurs interlocut*iurs de France^

nous-mêmes disions une année — ni plus ni moins

— uiant que reUe jverre ccUitàt.

.\ofrf /x^ty^V est résumée au troisième chapitre de ht

^ce à mon livre Kiel et Tanger, dans

Ce chapitre e-^t intitulé * Un Gouvernement inhumain ». \ous en dédions la reproduction à Aîessieurs les membrea < Parlement, qui composent la principale pièce du gouvernement ainsi défini.

Cette j^édicace n'est jxis faite sans intention. .\ous avons dit aux parlementaires que leur mouvelent du 4 août était le bon et que, pour te jxiys, peut-être >ur eux, même pour leur Ré:nibb'que^ mieux vui /'i/« n'eussent point cédé à leur furieuse etivie df- s

rler, et comme d'Sent cex touche à-touty de contwler, i-dire de s\.c)tose\' à tout casser.

.\os avis n'étaient jx)int donnés en t'air, mais accompa- 'lés de raisona. Ces raisons n'ont pas eu la vertu de les jiwaincre^ ila sr sont moqués de nos avertisse nin\ts. Ces lig}\es de 1913, vieilles de 18 mois, viendront leur ppelêr combien nos prévisions d'alo)t étaient justes, .lissi justes que Uurs contes lations^ leurs dén» gâtions et ' 'urs signes d arrogante incré*lultté l'étaient peu. Sont-ils inoins aveugles aujourd'hui? Ou sommes-nous loins préVdy>ints ? L*événemwnt auf*a toujours mtjnti'é

une iJieini' ic l'ois quiU se trompaient^ et tic (/c«ucwu/>. contre l'évidence de la teinté que nous exposions en ces termes :

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