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UN COMPLOT CONTRE LA LÉGITIMITÉ

21 novembre 1^14.

— Eh! quoi, vous le saviez.... Vous étiez au courant?..

C'est aii..-. VJ..C . oii.ii.i li^eiil ou liiiis.sciil quantité de lettres, tous ces jours-ci*, depuis que nous avons achevé de tirer au clair l'intrigue boche déjà subodorée en décembre 1915 et janvier 191 i, révélée icimôme, mais à demi-mot, pendant les semaines suivantes, et qui tendait tout bonnement à organiser l'usurpation de la couronne de France et ù substituer un archiduc Hélie de Parme au légitime héritier, à Monseigneur le Duc d'Orléans!

Bien que personne ne pût alors songer aux cruelles ol lucides leçons de la guerre, l'état de l'opinion française était déjà très monarchique : cet amateur de substitutions n'était pas seul de son espèce. On

1. Voir le précédeot volume, La France »e gauve eUe-mèmf, article du 10 novembre 1014, sur le château de Cbambord.

pourrait en nommer plusieurs autres qui Iravaillaient aussi dans l'ombre. Mais le propriétaire ou, si Ton veut, le co-propriélaire du château de Chambord élail certainement le plus ardent à la besogne, celui cjui semblait vouloir tAter de tous les terrains, hors de France et en France, dans notre monde officiel cl dans tous les camps opposés. L'exemplaire fidélité des membres de V Action française abordés par cet intrigant nous permit de donner à qui de droit les avertissements nécessaires. De très jeunes gens, qui n'avaient trouvé dans leur berceau aucune tradition royaliste, réagirent exactement comme eussent l'ait des fils de chouans nourris du plus pur lait de la vieille France. Les Damns, les Polignac, les La Bochemacé, les Charette, qui servent aujourd'hui Monseigneur le Duc d'Orléans, auraient été heureux d'admirer chez de jeunes étudiants ou Camelots du Roi ce sens net et profond Ao In loi fondnmf^ntale de notre royauté.

Olle loi souveraine, une de nos merveilles!

Nous avons Reims, nous avons Chartres, nous avons Notre-Dame de Paris, la Sainte-Chapelle, le Louvre, Versailles. Nous avons Alhalie, les Oraisons funèbreSy les Pensées^ le Cid et les Fables, Mais nous avons aussi, au même rang, la loi do succession de nos rois. Encore la beauté des autres rhefs-d'œuvre est-elle réalisée une fois pour toutes. Kl le ne s'accroît plus. Mais le chef-d'œuvre de sagesse et de prévoyance politique exprimé par la loi salique reste capable de multiplier ses bienfaits en les prolongeant el en les perpétuant. C'est un vivant organe de paix el de fore» voux-jedire,

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