DE L'OUBLI A L'ANARCHIE
La démocratie, c'est l'oubli.
[Ici est passé en revue (ont ce personnel parlementaire et ministériel, habile dans l'art de faire oublier son passé et de retourner son programme. En temps cCunion sacrée^ mieux vaut ne pas nommer des hommes politiques vivants. Comme il s'agit d'une tradition longtemps florissante, l'étiumération remontait à M. Conslans et à bien d'autreê morts^ ses maîtres et ses chefs.]
Constans avait suivi le modèle donné par un certain antimilitariste de 1869, devenu grand chef de la défense nationale en 1870, Léon Gambetta. Ce Gambctta n'était lui-même qu'un élève de Thiers. Quand, dans la jeunesse de Thiers, le régime parle* mentaire était tempéré par la Monarchie, on y subissait malgré tout une autorité personnelle, une mémoire humaine et une volonté vivante devant laquelle tout homme d'État devait rendro dos comptes : le Roi parti, il n'y eut plus rien.
Oouvernoment de tous par tous, disaient-ils. En réalité, leur gouvernement! Ou plutôt le Gouvernement de la liberté qu'ils avaient de changer à volonté de pensées et de multiplier sans risques les distractions, les négligences et les incoliérences dont le pays payait les frais.
D'autres gouvernements ont commis des oublis fA cheux ou proclamé des amnisties utiles, mais celui-ci est composé de telle soKe que l'oubli est sa règle: