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LA PATRIE N'EST PAS EN DANGER

« Ce qui frappe >, écrit un théoricien républicain «|ui en résume quantité d'autres (M. Léon Jacques,

' '»^uren ûroïi, Les Partis politiques sous la lll^ Héjue, pages 186 et suivantes), « ce qui frappr

• plus dans la doctrine royaliste, c'est l'édifice sur it-quel elle repose » : l'idée « du salut public ». Cette idée nous t hypnotise ». Elle nous « inspire une \ éritable phobie » : ■ dans cette disposition d'esprit, les inconvénients secondaires, les accidents forluils. les détaillances individuelles du régime » « prennent une importance considérable, et leurs conséquences

ont immédiatement généralisées ». Le royaliste

iionlre * un noir pessimisme à rencontre du présent », « les événements sont interprétés comme

lulant de marques de décadence ».

« En réalité, la patrie n'est pas en danger, el sa -auvegarde ne réclame aucune mesure de salut i uBLic ». — « A l'oxlérieur, aucun péril immédiat ne .dus menace, el à l'intérieur, la France traverse une

rise d'évohition tout comme les autres puissances

uropéennes. »

Ne pouvant parvenir à rendre les résultats de la République conformes aux lois de la raison, aux conseils de la prévoyance, on essaie d'altérer le texte de ces lois inécrites pour nous fermer les yeux <urdes résultats désolants....

L'esprit du régime rejoint et égale ainsi la stupidité de son être matériel; dès que les choses le menacent trop clairement, il prie les choses de lui

X8 LK K\HLEMEiNT SE REUNIT.

apparaître couleur de nuit : c'est l'alTaire d'un coup de lancette sur la rétine. Un aveuglement Uiéorique et volontaire confirme alors l'aveuglement pratique : les citoyens distraits ont raison de l'ôtre, leur distraction et leur Iég«>reté sont inorales, sont politiques. Très sages de ne pas s'instruire. Plus sages encore de s'y refuser.

Comprenons la nécessité naturelle de celte philosophie, il n'en est pas d'autre permise au gouvernement d'opinion; comprenons aussi quelle décadence elle dénote et multiplie, surtout quels dangers elle jinnonce! Au bas mot, en termes concrets, elle doit nous représenter 500 000 jeunes Français couchés, froids et sanglants sur leur terre mal défendue.

La nouvelle édilion de Kiel et Tanger où se trouvent res lignes (pp. xxix à xlvi) a paru ' ' : youuelle Librairie .\aliojiale le 25 août 1U15.

Celait une anné^ jour pour jour avant la bataille de ('harleroi.

Ces prémsions avaient été rédigées un mois auparavant: elles portent la date imprimée du 25 juillet lyi3.

C'était une année jour pour jour avant te mémorable sdjnedi 25 juillet \9[A qui, selon te Livre Jaune (n' 50) 'a des événements : refus de l'Autriche d accéder à la nxyation du délai demandé par la liu^sie, départ du ministre d'A utriche de Belgrade après remise d'une réponse de la 6erbie jugée insuffisante, ordre de mobilisation donné en Serbie, départ du gouvernement serbe pour Kragoujewatz.

Ces coïnciilences sont pleines de sens. Je croie du faire également hommage à nos fxirlementan'es. A la différence d'un grand nombre d'entre eux, fwus n avons jamais cru à ta défaite: nous avons toujours vu clcUre* ment le pénl.

LE 2i JANVIER 1793

îi! janvier 1015.

11 y a cent viiigl-deux ans aujourd'hui, la Révolution â tenté ce que Balzac, Taine et Renan s'ac-

ordèronl à appeler le suicide de la France. Certes.

I Hév«dulion n'a pas tranché la ItHo à raulorité, jumelé croit ingénument M. Clemenceau quand est dans l'opposilion : l'autorité demeure le preier des besoins de la vie sociale des hommes. Delis qu'on n'en a plus d'historique, de légitime, on

.1 cessé de s'improviser des autorités anormales

ir un de ces « compromis d'intérêts » dont se scan-

ilise, toujours jeune, toujours voisin de l'enfance, spritde -\I. Clemenceau. S'il est un échec complet, jfond, enregistré par l'histoire de la France et

• toute l'Kurope au xix« siècle, c'est l'échec du gournement abstrait fond<^ sur la loi, sur le droit écrit sur la souveraineté des citoyens libres et égaux, tte blagoh»gie, comme on disait naguère à la 'n-e Parole, n'est môme plus comprise du public

aujourd'hui et, lorsque M. Clemenceau l'emploie, acun se borne à le regarder dans lesyeuxen mur-

iirant : — Bon, à quel ministre en a-t-il? Quel est

portefeuille qu'il veut ^ubtilise^?

Tant ce verbiage libéral est devenu un simple

iravent d'intérêts! Ces nuées pour lesquelles les ux tuaient et se faisaient tuer font éclater de rire

^ petits-fils.

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