‹ Les conditions de la victoireChapitre 45 sur 204 · LA RÉVOLUTION PASSE A DROITE · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION PASSE A DROITE

Tout le monde ne voit pas ciuoiv ^^^ c..^.......«-

menls. Mais on les sent et les ■ depuis 17J<9 > de M. Clemenceau sonnent dans le désert.

Cette foi est perdue, et l'autre est si jka. ;......, ,

que, à prendre les dernières années do notre politique intérieure, les seuls actes de vie politique éclatants, méritoires, représentant des risques et parfois des sanctions réelles, coups, blessures, ;iinrn(|i'< prison. <>!il «i»' inspirés par la foi roya-

lisie*. Foi raisonnée, foi motivée» sans doute : d'aumt plus intrépide et corroborée par des résultats positifs, dont le moindre n'aura pas été la célébration publi(|ue du culte de Jeanne d'Arc à travers les rues de Paris.

La dilution suprême des idées de 1789 s'est réfulée chez les anarchistes de droite : aussi ont-ils été • instamment battus et déçus aux mêmes époques, incapable de rien obtenir du parlement ni de rien lenter dans la rue, leur apport s'est borné à d'abirdes tractations avec le pouvoir, auquel il essaye le créer d'obscures difficultés aujourd'hui qu'il le voit aOaibli par la présence de l'ennemi. Déplorant tout haut les attaques de Clemenceau, mais les condant en secret de toute son âme, voulant aider la défense nationale mais distinguant, en homme '•' parti, entre les nez de MM. Poincaré et Millerand, .[u'il déclare agréables et plaisant au voir comme au sentir, et le nez de M. Malvy, qu'il frappe d'inadmission, le politicien libéral présente à peu près foutes les tares du politicien radical, sauf qu'il -t moins malin et qu'il échoue toujours dans les iiêmcs canailleries qui profitent à l'autre. Ce carliîival conservateur des abus et des fautes de l'ancien parti révolutionnaire portera le dernier coup Mix immortels principes. Notre France se souvienilra (jue leurs derniers tenants n'ont pas su garder une attitude décente pendant que l'ennemi était à vingt lieues de Paris et que, môme, comme on le

I. Les syndicalistes sont les premiers à dire qu'ils ne •orvent pas une idée mais un intérêt de classe (1916).

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leur rappelait, comme on les invitait à quelque pudeur, comme on disait qu'il serait ti'mps de reprendre le rite de la guerre civile quand l'Étranger serait définitivement repoussé, ces coquins-là ont ri! Ils ont tenté de bafouiller un vague sarcasme : ces trembleurs de vocation et de profession ont juge à propos de faire les bravaches et de crier aux esprits réfléchis : — Eh! quoi, vous avez peur?...

Comme s'il fallait se faire scrupule de montrer de la prudence pour son pays et de craindre que les conditions de salut national ne soient endommagées par la faute de ces brouillons!

Leurs fanfaronnades puliliques sont au courage vrai ce qu'un rhéteur parlementaire est au soldai dans la tranchée. Pour le leur dire clairemcnl, elles nous écœurent.

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