‹ Les conditions de la victoireChapitre 46 sur 204 · I.E TEMPS ET L'UNIOiN SACRÉE · texte numérisé non relu

I.E TEMPS ET L'UNIOiN SACRÉE

W janvier 1W5.

POUR « L'UNION SACRÉE u?

Sous prétexte de plaider la cause de Tunion -acrée, voici que, pour la troisième ou la quatrième fois, le Temps publie un article qui n'est pas beau et rommel une action qui, non plus, n'est pas bonne. Nous avons signalé une par une ces défaillances d'un

ournal que nous approuvons quand il le faut ; nous ne manquerons pas au devoir de lui infliger de nouveau le blâme qu'il a mérité pour les plus graves molifs.

Nous n'avons pas sous les yeux l'article dans lequel un catholique lyonnais, M. Pierre Jay, aurait, d'après le Temps^ idenlilié (après Fichle), le protestantisme et le germanisme, la barbarie teutonne et !♦' messianisme luthérien, nous no pouvons savoir si les termes de cet article oiîensenl ou non les sentiments de tolérance et de modération que le Temps juge être indispensables à l'union sacrée, mais il faut constater que la réponse du plus grand journal

le la République aggrave celle olTense si elle a été laite, ou de toute façon il la constitue directe et for-

iielle, ne serait-ce qu'à l'ondroit où le Temps met

n parallèle le secours donné par 1' «Angleterre protestante » à la « Belgique catholique » avec le ^ ^ilriire diplomatique » qu'aurait « gardé » le Saintaprès la destruction de Louvain et le masvingl-huil prélres belges ». Ces allégations

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concicU .^ lancées avec une telle légèreté contre la Cour et la personne du Pape, sur un sujet encore infiniment mal connu, doit être dans la pensée du Temps ce que notre confrère appellerait sans doute une « réponse modérée à l'infâme pamphlet » de M. Jay contre la mémoire de Martin Luther. Mais Luther est mort depuis des siècles, S. S. Benoît XV et S. E. le cardinal Gasparri sont vivants. Cela fait une différence dont un esprit politique ou même un esprit juste aurait dû tenir compte, bien qu'elle ail été inaperçue des passions religieuses du Temps, les mêmes qui l'emportent à nous aliéner le catholicisme espagnol.

En revanche, il est vrai, ces gaucheries du Temps pourront surprendre les nombreux catholiques irlandais ou anglais qui combattent pour nous.

Nos alliés, qui savent leur histoire, n'oublient pas qu'il y a six siècles que l'Angleterre lutte pour écarter des Flandres (et d'Anvers!) la souveraineté de toute grande puissance continentale. Puritains et Anglicans eux-mêmes s'étonneront d'y trouver leur foi enf^^agée. Ni Wiclef, ni Henri VIII n'étaient nés du temps du Prince Noir.

Quant aux catholiques français, ce ifni]}s ne peut manquer de les promener de stupeur en stupeur jusqu'à l'irritante formule dite de t conciliation » par laquelle on prétend résumer la pensée d'un écrivain ecclésiastique et lui proposer de nous unir dans « la France de Vincent de Paul et de Voltaire! » Cette insolence est de M. Joseph Beinach, elle date, dit le TempSy des c temps les plus troublés et les plus funestes de l'aiïaire Dreyfus •. Nous n*aurioDS pas

LE TKAins ET LLNION SACRÉE. 0*»

rt'vtMiir rp souvenir. Nous n'aurions pas eu à rappeler que M. Josepli Hoinach, dou(^ dun véritable ^éuie

;o l'erreur de fait, est aussi l'un des mallres de

M' rimpropriélé du langage.

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